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    Economie

    L’ANRT au Club de L’Economiste
    Comment baisser les prix

    Par L'Economiste | Edition N°:3231 Le 12/03/2010 | Partager

    . Un plan d’actions du régulateur. Asymétries tarifaires, tarifs d’interconnexion, partage des infrastructures, dégroupage, portabilité... les leviers20 milliards de minutes de communications mobiles! C’est le volume des appels enregistré par le secteur de la téléphonie mobile en 2009. Un secteur en plein croissance, mais qui pourrait mieux faire. Cependant, la question du prix est pointée du doigt par les consommateurs. Azdine El Mountassir Billah, DG de l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT), en convient: «la note d’orientation 2004-2008 n’a pas permis de réaliser une baisse des niveaux de prix». Il s’agit là d’un des principaux objectifs fixés par la feuille de route du régulateur pour 2010-2013. «Nous assisterons à une baisse significative des prix au cours des quatre prochaines années», précise d’ailleurs le patron de l’ANRT.Selon El Mountassir Billah, le maintien des prix à des niveaux élevés s’explique par l’accélération du développement du secteur pendant la période 2004-2008. En fait, selon le top management de l’ANRT, le coût de la communication dépend du volume et de la destination des appels. De plus, «l’agence n’a pas vocation à fixer les prix», tient-il à préciser d’emblée. En revanche, elle compte agir sur une série de leviers pour contribuer à la baisse des prix au cours des prochaines années. Toutefois, certains textes de loi ainsi que leurs décrets d’application devront être modifiés afin de pouvoir mettre en œuvre la stratégie développée par le régulateur. Il s’agit, par exemple, de la loi sur le partage des infrastructures. Un des leviers susceptibles de tirer les prix vers le bas. Le partage concerne justement l’infrastructure passive (pylône, alimentation électrique, climatisation…) et non active (gestion d’appels, flux…). «La feuille de route de l’ANRT comporte des orientations générales en matière de partage des infrastructures. L’idée est de ne pas brider les investisseurs en évitant qu’un opérateur investisse pour qu’un autre en profite», ajoute le DG.«Le partage des infrastructures est un élément susceptible de baisser les coûts d’investissement et d’impacter les coûts du détail». L’objectif est donc de rationnaliser les investissements. Le régulateur envisage d’ailleurs de proposer un amendement à la loi pour un meilleur partage des équipements. Ainsi, par exemple, les infrastructures récentes pourront être dispensées de l’obligation du partage pendant trois ans.Par ailleurs, des dispositions concernant la baisse des tarifs d’interconnexion ont déjà été prises et seront soumises au comité de gestion de l’agence. «Les baisses seront très importantes dès cette année», annonce déjà le DG, qui se garde néanmoins de communiquer la fourchette. En conséquence, le consommateur payera moins cher ses communications.Dans le but de tirer les prix de la téléphonie mobile vers le bas, il est également prévu de mettre en place des asymétries tarifaires pour intensifier la concurrence et décloisonner les réseaux. L’ANRT veut limiter l’internalisation entre opérateurs pour banaliser les appels. Autre levier sur lequel le régulateur compte agir, le dégroupage, qui consistera à inciter Méditel et Wana à utiliser la boucle locale de l’opérateur historique. A ce titre, il convient de signaler que les tarifs ont déjà baissé de 20% en 2009 et continuer leur trend baissier en 2010 et 2011 pour stimuler la consommation.L’ANRT agira également au niveau de la portabilité des numéros pour favoriser la concurrence et donc la baisse des prix. «L’agence compte redéfinir toutes les conditions liées à la portabilité pour réduire les délais, qui sont actuellement d’environ 15 jours», précise le DG. Mieux encore, pour ouvrir davantage le marché et stimuler la concurrence, l’agence pourrait même prévoir des pénalités.


    10 plaintes par mois

    MAIS quid de la transparence en matière des tarifs ? «La note d’orientation comporte des axes comme la publicité et la relation avec les clients, par exemple. Mais pour ce qui est du prix des SMS, il est le même chez tous les opérateurs. Quant aux offres de base, les tarifs sont publiés. «Mais ce qui peut être sujet à discussion, c’est la partie promotionnelle. La compréhension de l’offre n’est pas toujours à la portée des consommateurs», reconnaît le DG de l’ANRT. D’ailleurs, le régulateur a déjà interdit la diffusion de spots publicitaires ne donnant pas suffisamment de lisibilité aux usagers. Les usagers insatisfaits ont d’ailleurs la possibilité d’adresser une plainte au régulateur, qui saisit ensuite a l’opérateur concerné. Le régulateur reçoit environ une dizaine de plaintes de consommateurs par mois.Hassan EL ARIF

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