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L’Algérie libéralise le secteur des stations-services
De notre correspondant permanent à Alger, N. LARIBI

Par L'Economiste | Edition N°:2887 Le 23/10/2008 | Partager

. Deux décrets exécutifs ont été amendés et publiés au BO. Le marché touche l’essence, le gasoil et le GPL/carburant ainsi que les gaz butane et propaneIL était grand temps! L’ouverture du marché des carburants au privé se concrétise en Algérie. Elle vient de franchir une étape décisive, avec l’annonce officielle jeudi dernier de la libéralisation du secteur des stations-services à la concurrence internationale. Naftal qui jouit d’une grande expérience dans la distribution et qui est dotée d’un réseau dense pour avoir longtemps monopolisé le marché, sera désormais en mesure de faire face à cette concurrence qui s’annonce. L’ouverture de ce marché intéresserait particulièrement les compagnies pétrolières française Total et britannique BP. Alors qu’au Maroc, les firmes étrangères sont présentes depuis des décennies. Comme l’anglo-néerlandais Shell, en tête avec 330 points de vente, talonné de près par le français Total avec 300 unités. Quant à Mobil Oil Maroc, il dispose d’un réseau de 200 stations-services.Par ailleurs, deux décrets exécutifs ont été publiés mercredi dernier fixant les nouvelles règles en matière de distribution des carburants et mettant fin au monopole de la société nationale Naftal, filiale de Sonatrach, dans ce secteur. Le premier décret signé par le chef du gouvernement Ahmed Ouyahia définit la méthodologie d’ajustement du prix du pétrole utilisé dans la détermination du prix de vente des produits pétroliers sur le marché national. Le second décret fixe le tarif de location des infrastructures de stockage gérées jadis par Naftal et les modalités de fonctionnement de la caisse de péréquation et de compensation des tarifs de transports des produits pétroliers. L’ouverture du marché de la distribution touche notamment l’essence, le gasoil et le GPL/carburant ainsi que les gaz butane et propane. Il s’agit là de la dernière étape de la libéralisation du marché de la distribution des carburants et de son ouverture aux investisseurs nationaux et étrangers. Les compagnies étrangères comme Total et BP pourront dorénavant réaliser et exploiter des stations-services en Algérie. Mais, il semblerait que le gouvernement n’ait pas encore tranché sur la question de l’augmentation du prix du gasoil revendiquée par les compagnies étrangères pour installer des réseaux de distribution des carburants. Le gouvernement algérien a décidé d’ouvrir «sans discrimination» le marché de la distribution des produits raffinés aux opérateurs nouveaux, selon un décret adopté mardi dernier.Le marché des carburants et autres produits pétroliers, notamment les huiles, était largement dominé par une filiale de la société publique d’hydrocarbures Sonatrach, Naftal, qui y exerçait un quasi-monopole. Le nouveau décret autorise «toute personne à s’approvisionner auprès d’une source de production et commercialiser les produits pétroliers, après un éventuel conditionnement sur son propre réseau», indique le texte. Il garantit aussi «l’accès et l’utilisation de l’infrastructure logistique de Naftal» aux nouveaux opérateurs «contre le paiement d’un tarif unique». Il s’agit notamment des dépôts de stockage de carburant.En préparation à cette ouverture du marché, les stations Naftal subissent depuis quelques mois une vaste opération de modernisation. Ce «relooking», selon une source de Naftal, touche aussi bien les stations en gestion directe (GD) que celles managées par des tiers (GL) et 13 stations ont déjà été renouvelées de la sorte au niveau de l’Algérois sur un total de 36 stations prévues à court terme. Selon cette source, Naftal prend en charge cette mue spectaculaire qui concernera à terme tout le territoire national et qui se veut une véritable mise à niveau.Elle est d’autant plus justifiée que le glas vient de sonner pour le monopole de cette filiale à 100% de Sonatrach sur la distribution des produits pétroliers, suite notamment à l’adoption par le gouvernement d’un projet de décret qui définit les modalités d’accès aux tiers dans ce domaine, jadis régalien. Un projet qui intervient avec la mise en service du réseau autoroutier avant fin 2009, et qui voit des opérateurs s’intéresser à l’installation de stations-services tout au long du réseau encore en chantier.


200 stations pour Total

LE groupe pétrolier français Total compte construire un réseau de 200 stations en Algérie et ceci dès 2008. Si ce projet, qui a reçu l’aval des autorités algériennes selon de sources sûres, arrive à voir le jour, la compagnie française sera la première à pénétrer le marché algérien de la distribution des carburants dominé par la société nationale Naftal. Sur près de 1.800 stations-services en activité en Algérie, 600 sont gérées directement par Naftal, une filiale appartenant à 100% à la Sonatrach. Le reste des stations est détenu par des privés dont un nombre non négligeable sont également la propriété de Naftal. Selon certains observateurs, la réalisation de l’autoroute est-ouest sur une longueur de 1.200 km allant des frontières marocaines jusqu’en Tunisie, attire les investisseurs. Parmi les activités qui seront développées tout au long du tracé, figurent en bonne place, évidemment, les stations-services.

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