×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    L’agro-industrie navigue à vue

    Par L'Economiste | Edition N°:3231 Le 12/03/2010 | Partager

    . Toujours le déficit d’approvisionnement en matières premières . La profession veut se prendre en chargeY-t-il vraiment une stratégie agro-industrielle pour les fruits et légumes? Mis à part le conditionnement et l’exportation à l’état frais, l’industrie de la conserve peut-elle prétendre à la garantie de l’approvisionnement en matières premières, selon la qualité et les variétés prisées par les marchés extérieurs? A en croire des professionnels, cette activité devrait encore se contenter des excédents dégagés par le marché de bouche et autres écarts de triage issus des stations de conditionnement. Certes, le Plan Vert prévoit de multiplier par 4 la production des olives à l’horizon 2020, mais dans quel profil variétal, s’interroge cet industriel de la région de Meknès. La même remarque est soulevée quant à la production agrumicole qui s’établirait à plus de 4 millions de tonnes à la même échéance. Cela va-t-il pour autant pro-fiter à l’industrie des jus? Autant de questions qui taraudaient les membres de la Fédération des industries de la conserve des produits agricoles, réunis mercredi 10 mars en assemblée générale. D’autant plus que des produits, autrefois phares du secteur, ont vu leur part régresser d’année en année. C’est le cas des jus d’agrumes dont le volume exporté peine à dépasser les 5.000 tonnes au lieu de 25.000 il y a une décennie. Pour la famille des conserves des fruits et légumes, la situation n’est pas non plus moins inquiétante. Car, si des produits se maintiennent encore à l’exportation, c’est bien grâce aux contrats de production liant industriels et agriculteurs. Pourtant, le pays produit annuellement quelque 7 millions de tonnes de fruits et légumes. «Seulement, la part à vocation industrielle fait cruellement défaut», constate un conserveur. Au-delà, «la profession demeure confrontée à des contraintes aussi bien d’ordre spécifique que transversal», indique le président de la Ficopam, Hassan Debbarh. Elles ont pour noms, l’informel, le déficit de compétitivité et de capacité des industriels à innover et à investir les marchés ouverts par les accords de libre-échange. Néanmoins, les professionnels se veulent confiants. Aux dires de leur chef de file, ces contraintes doivent être traduites en défis qu’il appartient à la profession de lever. Car les enjeux sont de taille. Le secteur des produits agricoles transformés assure un PIB de 23 milliards de DH, soit 5% du PIB national. Sa part dans les exportations globales s’élève à 2% avec un montant variant entre 4 et 5 milliards selon les années. Il garantit enfin l’emploi à 60.000 salariés permanents. Mais des signes d’essoufflement ont gagné le secteur au cours des 5 dernières années. De fait, sur la dernière décennie, le secteur s’est distingué par un trend haussier durant 5 ans. Les exportations ayant passé de 175.500 tonnes à près de 217.000. Suivra alors une stagnation des ventes à l’extérieur qui a duré tout au long du dernier quinquennat. Avec toutefois une forte baisse du tonnage export, jamais enregistrée par le passé: 160.000 tonnes en 2008/2009 contre une moyenne de 170.000 tonnes sur 10 ans.A.G

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc