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Politique

Koutla: On reprend les mêmes et on recommence...

Par L'Economiste | Edition N°:1936 Le 12/01/2005 | Partager

. L’USFP et l’Istiqlal publient un mémorandum commun sur le projet de loi des partis politiques. Réforme constitutionnelle et régionalisation, deux nouvelles contraintes Si le projet de loi sur les partis politiques a un avantage, c’est qu’il a favorisé un regroupement politique avant l’heure. En présentant un mémorandum commun à propos de ce projet de texte, les frères ennemis de la vie politique marocaine, l’USFP et l’Istiqlal, sont engagés sur le chemin de la réconciliation. “Nous reprenons la voie de la réactivation de la Koutla”, confirme Abdelhak Tazi, membre du comité exécutif de l’Istiqlal. Il faut dire que les deux partis historiques n’en sont pas à leur première tentative de rapprochement. Mais cette fois-ci, il y a une épée de Damoclès au-dessus de leur tête: celle de la constitution de pôles politiques forts et crédibles, l’esprit même de la prochaine loi. Et il n’y a pas que cela. Les partis sont concernés par deux nouvelles donnes contraignantes. Un: la réforme constitutionnelle et le rôle dévolu à l’Institution du Premier ministre. Deux: le débat sur la régionalisation et l’avenir du Sahara.L’USFP et l’Istiqlal sont-ils prêts à mettre au placard leurs vieilles querelles de leaderschip, les multiples brimades, reproches et autres offenses sur la répartition des fauteuils gouvernementaux ou les sièges électoraux? Querelles qui se sont intensifiées sous Youssoufi lorsque, rappelons-le, la Koutla a été diluée dans la majorité gouvernementale. Les communiqués communs que les deux partis publient depuis quelque temps déjà à l’occasion d’un événement ou d’une date importante dans l’histoire du pays sont un signe d’entente. Maintenant, ce qui reste à vérifier, c’est leur capacité à avoir des positions communes constantes.“C’est une question prématurée”, estime Mohamed Lamrani, vice-président du groupe parlementaire de l’USFP. “Nous avons présenté un mémorandum commun parce qu’il était facile d’élaborer une position conjointe vis-à-vis de ce texte”, explique-t-il.“L’hirondelle ne fait pas le printemps”, semble dire notre parlementaire. Selon lui, l’importance accordée à la transition démocratique et aux réformes socioéconomiques a, jusqu’à maintenant, donné une aura au travail de la Koutla. “Si ces priorités de transition démocratique sont toujours valables, alors la Koutla, telle qu’on la connaît, ira en se renforçant. Mais si d’autres données d’actualité se rajoutent, il va falloir repenser l’architecture de cette coalition”.Ces autres données sont, selon le parlementaire ittihadi, la réforme constitutionnelle et l’élaboration d’un modèle de développement. Là, ces deux contraintes impliqueront un repositionnement idéologique. Et tout laisse entendre qu’on va dans ce sens de changement idéologique. Le PPS, cette autre composante de la Koutla, est encore absent de la scène de réconciliation. Hormis les bonnes intentions officielles ou les quelques communiqués conjoints, ce parti n’est pas directement impliqué dans les ententes. “Nous n’avons pas été sollicités pour la rédaction du mémorandum commun”, affirme Ismaïl El Alaoui, secrétaire général du parti. Le PPS avait formulé sa position sur le projet de loi conjointement avec la Gauche socialiste unifiée (GSU). Or, les positions de ce groupe, édifié sur les vestiges de l’OADP, ont été souvent en opposition avec le gouvernement où siègent socialistes et istiqlaliens. En plus, ses accointances avec le courant “Fidélité à la démocratie”, dirigé par des refuzniks de l’USFP (Mohamed Sassi & co) ne plaident pas pour sa réintégration dans la grande famille de la Koutla. Comment Ismaïl El Alaoui pourra-t-il défendre la cause de ces “camarades” trop encombrants? Ce qui est à redouter, c’est qu’il y ait à choisir entre son cœur, acquis à gauche, et sa raison, qui exige la réintégration dans la famille. Réalignement qui se prépare d’ailleurs. Le PPS prépare un mémoire sur les problèmes socioéconomiques, qu’il adressera prochainement à la Koutla. . Se regrouper, mais autour de quel projet?Réforme politique, nouveaux enjeux constitutionnels, renouvellement de la présidence de la Première Chambre du Parlement (en avril 2005)... Qu’est-ce qui suscite réellement l’envie de l’USFP et de l’Istiqlal de recoller les morceaux de la Koutla? Peut-être ce besoin de revenir aux sources qu’on remarque d’ailleurs chez la mouvance populaire, réconciliée après tant d’années de séparation (depuis le retrait de Mahjoubi Aherdane dans les années 70). Mais l’Histoire ne peut pas être le catalyseur de l’union. “Pour qu’elle soit pérenne, toute union doit être accompagnée d’un programme réaliste et crédible”, analyse Ahmed El Jazouli, président du Centre de Démocratie, une ONG dont l’objectif est de promouvoir le dialogue politique.L’élaboration d’un programme de société est déterminante car, en réalité, il n’y a pas de véritables liens idéologiques entre les composantes de la Koutla. Combien de voix se sont élevées pour dénoncer ce mariage contre nature de l’Istiqlal, parti conservateur de droite, avec le bloc de l’ex-opposition! On demande une homogénéité de pensée. Mais finalement, qu’est-ce qui lie l’Istiqlal, d’obédience salafiste au départ, et l’USFP, parti de gauche? A part la lutte commune contre le Protectorat et quelques membres fondateurs, il n’y a pas de véritables bases idéologiques. Toutes ces considérations donnent à penser que l’avenir de la Koutla ne réside pas dans un retour à la conscience historique, mais à travers l’établissement d’un programme réaliste. Peut-être qu’à ce moment, Ismaïl El Alaoui pourra ramener ses amis de la GSU...


Les 6 principes

Les principes du mémorandum commun de l’USFP et l’Istiqlal reprennent, en gros, les préoccupations de la classe politique (www.leconomiste.com). Ce qui est nouveau, par contre, c’est la fixation des critères pour l’octroi de la subvention annuelle publique. Les deux partis veulent qu’elle se base sur le nombre de voix. Normal vu leurs assises populaires. Voici un résumé des 6 principes présentés au gouvernement. 1er principe: La norme dans la constitution d’un parti est la liberté. Ainsi, les fondateurs d’un parti ne présentent pas des demandes, mais des déclarations de constitution. 2e principe: La justice est la seule habilitée à prendre des décisions en ce qui concerne la création, la suspension ou la dissolution des partis (donc exit le ministère de l’Intérieur).3e principe: Tout contrôle financier doit être effectué par la Cour des Comptes.4e principe: La valeur de la subvention doit être calculée sur la base du nombre de voix obtenues aux élections législatives directes.5e principe: Se référer pour suspendre la subvention annuelle accordée au parti, au non-respect de la périodicité de ses congrès. Et aussi à la perte par le parti d’un nombre minimum de voix et de sièges. Lequel nombre minimum sera fixé par le nouveau code électoral d’avant 2007.6e principe: Les partis s’engagent à se conformer à la nouvelle loi dans un délai de 2 ans après sa promulgation.Nadia LAMLILI

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