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    Kochepa, un deuxième méga-incendie à Aïn Sebaâ

    Par L'Economiste | Edition N°:288 Le 10/07/1997 | Partager

    L'usine de Kochepa, située dans la zone industrielle de Aïn Sebaâ a été ravagée par un incendie d'une rare intensité. L'usine spécialisée dans la fabrication d'emballages en papier et en plastique, notamment pour le ciment, a subi de sérieux dégâts. Rien de grave, selon M. Saïd Madani, administrateur de la société. Il a néanmoins fait état de la destruction de 2.000 tonnes de rouleaux de papier, correspondant à la production annuelle. L'incendie s'est très vite propagé à plusieurs à secteurs de l'usine. Les bureaux eux aussi ont été attaqués puisqu'ils se trouvent à l'étage au-dessus des dépôts, mais les documents importants ont pu être sauvés. «Le premier réflexe a été de sauver les mémoires centrales des ordinateurs», ce qui a été fait, selon M. Madani qui tient à préciser que l'incendie n'a touché aucun membre du personnel si l'on exclut celui qui a souffert de brûlures légères au niveau du bras.

    Les causes de l'incendie demeurent inconnues. Toutefois, l'hypothèse d'étincelles provenant des travaux d'installation de la nouvelle ligne de production qui a coûté 15 millions de Dirhams, mais qui n'a pas été touchée, est envisagée. Le feu qui s'est déclaré vendredi vers midi, à l'heure où les employés étaient à la cantine, n'a toujours pas été complètement éteint lundi, à cause des rouleaux de papier à l'intérieur desquels le feu couve pendant longtemps comme dans des meules de charbon, explique M. Madani. Question pertes, il est encore trop tôt pour se prononcer, mais dores et déjà l'administrateur donne une estimation correspondant à l'investissement de remplacement: quelque 15 à 20 millions de Dirhams. Il précise néanmoins que, dans le cas où l'expertise déclarerait les bâtiments indemnes, le coût serait moindre.
    Il est à rappeler que c'est le deuxième grand incendie qu'a connu la zone industrielle de Aïn Sebaâ après celui des Etablissements Benhaj frères, fabriquant les peintures Atlas. D'où un problème ressenti par les sociétés de la zone, la sécurité. Les entreprises ne peuvent pas compter uniquement sur «le courage des pompiers». Ceux d'entre ces derniers qui ont participé à l'opération de Kochepa ne disposaient pas d'équipements adéquats, déplore M. Madani qui cite comme risques graves le cas d'une usine située à côté de Kochepa et qui, en cas d'incendie, serait une «vraie bombe atomique» contre laquelle le dispositif anti-feu actuel ne pourrait rien.

    Hakim ARIF

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