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Kénitra: Des mesures pour mettre de l'ordre au port de Mehdia

Par L'Economiste | Edition N°:1692 Le 27/01/2004 | Partager

. Les pêcheurs en infraction n'auront plus droit aux réductions sur le carburant. Le bulletin météorologique sera affiché avec une traduction en arabe Mehdia, ce petit port de pêche de Kénitra, fait beaucoup de bruits. Plusieurs pêcheurs y sont morts noyés. Les autorités ont décidé de sévir. “Nous allons supprimer la carte essence aux propriétaires d'embarcations qui sortiraient en mer par mauvais temps”, explique un responsable de la délégation du ministère de la Pêche maritime à Kénitra. Cette carte permet aux marins d'acheter le carburant à 3,5 DH le litre au lieu du prix public qui est de 9,09 DH. “Nous avons aussi décidé de traduire tous les bulletins météo en arabe et de les afficher à l'entrée principale du port”, ajoute-t-il. A noter que les canots (petite embarcation) destinés à la pêche côtière sont la principale cause des pertes humaines. Sur 25 accidents au port de Mehdia l'an dernier,16 ont concerné cette catégorie. Sachant que la plupart des 5.000 pêcheurs travaillant sur les 338 canots que compte le port ne sont pas assurés. “Le code maritime ne prévoit pas d'assurance obligatoire pour ce genre d'embarcation contrairement aux chalutiers”, indique la délégation de la Pêche. Cette dernière responsabilise en premier lieu les pêcheurs qui s'aventurent en mer dans des conditions climatiques défavorables. Notons que l'accès au port par voie maritime est très dangereux, surtout entre les mois d'octobre et mars. D'ailleurs, c'est à cet endroit que des accidents ont lieu. “Lorsque le sable s'entasse à l'entrée du port (phénomène d'envasement), les vagues se cassent avec violence”, explique un pêcheur. A ceci s'ajoute le phare de balisage affaissé. Ce dernier ne peut plus indiquer aux pêcheurs leur chemin, surtout la nuit ou en cas de brouillard. De plus, les autorités ne disposent que d'une seule vedette de sauvetage, regrettent les pêcheurs. Ces derniers habitent pour la plupart Kasbat Mehdia, un petit village à 2 km du port. Ce bourg est dépourvu de toute infrastructure. “Plus de 80% des habitants (4.016 ménages) sont des pêcheurs”, selon Hassna Kerroum, présidente de l'Amicale des habitants du village. “Nous vivons un cauchemar continu”, poursuit-elle. La famille Ganna a perdu son fils Saïd en 2003, cinq ans après ses deux frères Mustafa et Bachir, qui avaient péri en mer. Afin de restructurer le village et permettre aux habitants de vivre dans des conditions plus décentes, l'Erac a lancé un projet de réaménagement. Les villageois seront raccordés à l'eau potable et au réseau d'assainissement. La participation des habitants a été fixée à 237 DH, le mètre habité. Ce projet a suscité une polémique entre l'Amicale et l'Erac, les habitants considérant la contribution trop élevée par rapport à leurs capacités. “C'est le montage financier du projet qui a déterminé ce prix. Les habitants doivent s'estimer privilégiés puisque le gouvernement opte maintenant pour les opérations de recasement au lieu du réaménagement”, explique un responsable de l'Erac. Les villageois demandent l'échelonnement de cette contribution sur 5 ans. Chose que refuse pour le moment l'Erac de Kénitra puisqu'une telle mesure se traduirait par un coût financier supplémentaire que devrait supporter l'établissement. Yacine AMINE

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