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    Economie

    Karim Ghellab veut généraliser l’esprit Tanger-Med

    Par L'Economiste | Edition N°:1990 Le 31/03/2005 | Partager

    . L’effet sur le panorama portuaire marocain sera radical. Il s’agit de mettre tout le monde au même niveau, selon le ministreAprès la visite de Tanger-Med, le mégachantier portuaire (cf. www.leconomiste.com), les membres de la Commission parlementaire chargée des transports ont pris connaissance du projet de loi de réforme des ports. Celui-ci leur a été présenté par Karim Ghellab, ministre de l’Equipement et des Transports. C’était aussi l’occasion pour Ghellab de mettre l’accent sur l’un des grands avantages de cette loi. “Ce projet est destiné à mettre à niveau l’ensemble des ports marocains avec celui de Tanger-Med”, note le ministre. La structure d’accueil portuaire de ce port sera aux normes et pourra concurrencer des hubs européens, mais risquera de mettre dans une mauvaise posture les ports marocains, surtout celui de Casablanca. Tanger-Med affichera des tarifs de manutention à l’échelle européenne, de l’ordre de 70 euros par conteneur, environ 800 DH. Or le tarif actuellement appliqué au Maroc dépasse de loin ce niveau et se place à près de 1.800 DH. Pour le département des Transports qui défend le projet de réforme, il s’agit de généraliser «l’esprit» Tanger-Med à l’ensemble des ports marocains. Pour le ministre, il s’agira aussi de permettre au secteur de profiter de l’investissement privé à l’image de ce qui est prévu pour Tanger-Med. A titre d’exemple, la transformation de l’Odep en société d’exploitation des ports permettra, tout en maintenant les postes d’emploi et les acquis, de séparer les rôles de juge et partie dont se prévalait l’Etat dans le domaine portuaire. Et c’est cette ambiguïté qui empêche le développement du secteur privé dans le domaine. Selon le ministre, le blocage n’est pas juridique, comme on pourrait le croire, les textes en effet ne prévoient pas de présence privée, mais ne l’interdisent pas non plus. C’est pour cela que les récentes concessions de quais pour le trafic céréalier au privé seront menées à terme, même si les textes de loi tarderont à voir le jour, affirme en substance Ghellab. D’autre part, l’Odep, qui jouit d’une excellente santé financière, selon le responsable du département des Transports, a à sa charge l’essentiel des investissements en matière portuaire, entre 1 et 2 milliards de DH en moyenne par an. Cette situation ambiguë n’a pas à se perpétuer, l’investissement dans les infrastructures ne doit pas handicaper l’exploitation, précise le ministre.


    Trafic maritime, libéralisation à risques

    C’est vers une libéralisation prudente du secteur du transport maritime que le département ministériel entend se diriger. Selon Ghellab, une étude est en cours afin de définir une stratégie de libéralisation du secteur. Il est vrai que cette libéralisation profitera amplement aux exportations, mais risquerait de porter un coup dur aux opérateurs marocains. Or, l’Etat voudrait que ces derniers conservent leur capacité de se battre sur le marché et surtout de desservir dans de bonnes conditions le Maroc. L’Espagne a entamé dernièrement un important effort de réorganisation du secteur en interdisant toute forme d’entente sur les prix. De fortes amendes ont même été annoncées à l’encontre des professionnels opérant sur le détroit afin de se conformer à la directive européenne de libéralisation du marché. De notre correspondant, Ali ABJIOU

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