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Economie

Karim Ghellab au club de L’Economiste
Transport routier: Quel sac de nœuds!

Par L'Economiste | Edition N°:2679 Le 25/12/2007 | Partager

. Un plan de déplacement urbain pour les grandes villes. Autocars: Catégorisation des compagnies. Taxis: La carte grise au nom de l’exploitant«La réforme du transport routier au Maroc ressemble à un jeu de mikado. C’est faisable, mais on a besoin de calme et de sérénité. Si l’on remue trop tout peut s’écrouler». C’est avec cette métaphore que Karim Ghellab, ministre de l’équipement et des transports, a introduit le volet routier de son intervention au club de L’Economiste, la semaine dernière. Le ministre reconnaît la complexité de ce dossier. «C’est un sac de noeuds incroyable», s’exclame-t-il. Mais il ne compte pas baisser les bras. «Au sein du gouvernement, nous avons balayé certaines pseudo-réformes pour s’attaquer à celles de fond». Pour certains dossiers, ça suffit», s’indigne-t-il. Comme cela est le cas du transport urbain, celui des voyageurs, des marchandises ainsi que des taxis. Sans oublier le nouveau code de la route qui suscite toujours le débat aussi bien au Parlement que chez les professionnels. «Le dossier du transport urbain n’est pas l’apanage des collectivités locales. C’est une priorité du gouvernement», explique le ministre. Cet intérêt ne change rien à la situation dramatique que vit le secteur. Et ce n’est pas Ghellab qui dira le contraire. «Le système du transport urbain ne fonctionne pas, à l’exception de Marrakech», constate-t-il.. Techniques binairesQuelle serait donc la solution? Primo, il est question de créer une entité professionnelle de régulation de transport urbain dans chaque ville. Secundo, le ministère de l’Equipement et des transports mettra en place une direction dédiée au transport urbain. «Elle sera le point d’ancrage du secteur en collaboration avec les collectivités locales», précise le ministre. Tertio, les ministères de l’Intérieur et des transports formeront un groupe de travail conjoint pour mettre en place le schéma institutionnel de l’activité.Au-delà du volet politique, Ghellab recommande d’anticiper le problème. «Toutes les villes de plus de 500.000 habitants doivent se doter d’un plan de déplacement urbain qui comprend non seulement les modes classiques (autobus, taxis... ndlr) mais aussi un schéma de transport de masse (Metro, Tramway, bus électrique...) adapté à leur configuration », explique-t-il. «Il est facile d’envisager un arrêt immédiat du système des agréments pour les taxis et les autocars. Mais il est difficile d’en mesurer les conséquences», prévient Ghellab. Pour réformer des systèmes aussi complexes, il a besoin de temps. Qu’en est-il du transport des voyageurs? Ghellab envisage sa mise à niveau en quatre phases. La première suppose un plan de transport interurbain. Cette étude, en cours de réalisation, concerne le recensement des lignes et des horaires nécessaires «de n’importe quel point A vers n’importe quel point B». Autant dire un travail titanesque Deuxième élément: «Les opérateurs qui exploitent les lignes doivent être titulaires des licences». Il ne sera plus question que les transporteurs louent les agréments auprès de rentiers. «Dans le transport, il y a une perte d’économie que l’on paye en accidents de la circulation et en pollution», souligne-t-il.La réforme vise aussi à instituer la transparence dans l’octroi des autorisations. «Cela veut que l’attribution des nouvelles lignes se fera par appels d’offres adjugés au mieux-disant». Le dernier volet emprunte sa méthode à la Douane. Il propose la catégorisation des compagnies en fonction de critères techniques «binaires» (nombre d’autocars, procédures d’entretien...). Cette mesure permettra plus de visibilité lors de l’attribution des marchés. C’est aussi un moyen de tirer vers le haut les petites compagnies en les incitant à se mettre à niveau pour accéder à la catégorie supérieure.Pour les taxis, trois actions à court terme ont été déjà entamées suite aux discussions syndicales liées au code de la route. D’abord, l’enregistrement de la carte grise au nom de l’exploitant et non du propriétaire de l’agrément. Ensuite, un contrat-type pour formaliser la relation entre les deux parties. Mais cette mesure ne fait pas encore le consensus auprès des professionnels. Enfin, un plan de renouvellement des parcs de taxis est également soumis.  Les camions ne sont pas en marge de l’action du ministère. «Le budget alloué au renouvellement du parc est passé de 120 à 170 millions de DH».  «Ce sont des réformes très profondes qui nécessiteront une période transitoire». Les chantiers sont multiples et pénibles, mais Ghellab ne semble pas découragé par l’ampleur des travaux. Il s’attend déjà à des résistances de taille. «J’ai le choix entre laisser les problèmes tels qu’ils sont actuellement et faillir à ma mission et engager une réforme profonde avec une très large concertation», conclut-il.


Code de la route: Business syndical

«La raison de la grève des transports est liée à l’Aïd. Des syndicats profitent de cette période pour exacerber les mécontents». C’est ainsi que Karim Ghellab explique les dernières menaces de grève. «Très souvent notre action ne concerne plus que les problématiques liées au transport. Les revendications virent au social et l’on essaie d’apaiser les ardeurs des uns et des autres» Et justement si le pire a été évité à la veille de la fête, c’est parce que les deux parties ont réussi à trouver un terrain d’entente: plafonnement des amendes à 900 DH au lieu de 1.500, alignement des sanctions des professionnels sur celles des particuliers et mise en place de la procédure de récupération des points pour le nouveau permis. Pour prévenir la corruption «routière», le ministère distribue des dépliants, détaillant les sanctions pour chaque infraction, aux transporteurs de marchandises.N. Sq. & MAB

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