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Economie

Karim Ghellab au Club de L’Economiste
Sécurité routière: La réforme coûte que coûte

Par L'Economiste | Edition N°:2679 Le 25/12/2007 | Partager

. Entre 20 et 30% des accidents des poids lourds dus à la somnolence. Les tests d’aptitudes physique et mentale obligatoires dans le nouveau code. Une carte de conducteur professionnel valide 5 ansEncore des morts et des blessés sur les routes marocaines. Certains d’entre eux sont victimes d’une baisse de vigilance chez des chauffeurs professionnels atteints de somnolence, réputée être «une des maladies du travail», selon un rapport établi par la Société marocaine de médecine du travail et d’ergonomie (SO.MA.ME.TR.E). En effet, entre 20 et 30% des accidents impliquant les poids lourds ont une relation avec la somnolence, si l’on en croit les conclusions du rapport. «L’endormissement au volant, relevant des maladies professionnelles, continue à faire des dégât matériels et humains considérables même si les coûts de son traitement sont abordables», est-il constaté.D’ailleurs, le code de la route actuellement en vigueur insiste sur la nécessité d’un test médical d’aptitudes physique et technique pour les conducteurs professionnels, et ce dans ses articles 5 quinquiès et 29 bis. Mais sur le terrain, seules les dispositions sur les tests de vision sont appliquées. «Cette situation a permis à des toxicomanes et à des aliénés mentaux de conduire des véhicules destinés au transport en commun, avec tout ce que cela a pu générer en pertes humaines et matérielles», observe le rapport. Un point sur lequel ne compte pas transiger Karim Ghellab, ministre du Transport, invité du club de L’Economiste. La réforme du code se fera coûte que coûte, aux dépend des récalcitrants. Le nouveau code, en cours d’examen par la commission des infrastructures à la Chambre des députés, pousse vers le durcissement des mesures de sécurité sur les routes. Il prévoit, à cet effet, l’institution d’une «carte de conducteur professionnel» dont la durée de validité est fixée à 5 ans. Le conducteur professionnel ne recevra cette carte qu’après avoir suivi avec succès une formation de qualification. Il sera également soumis à une visite médicale tous les deux ans pour identifier ses aptitudes physique et mentale à conduire un véhicule à usage professionnel. Une telle disposition pourrait assurer davantage de sécurité sur la voie publique et éviter ainsi des catastrophes. La question qui se pose à cet égard est celle relative à l’application de cette règle: comment gérer, avec un prochain code plus strict, les conducteurs qui ne répondent déjà pas à toutes les dispositions actuellement en vigueur? N’y-a-t’il pas un risque de répéter le même schéma, à savoir ignorer les tests d’aptitudes mentale et physique? A cette question, Karim Ghellab, ministre de l’Equipement et du Transport, est affirmatif. «Nous avons introduit la disposition dans la loi, lui donnant ainsi sa force contraignante. Reste aux autres départements d’en assurer la mise en œuvre», insiste-t-il.Redouane HAJJAJ

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