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Economie

Karim Ghellab au Club de L’Economiste
Le ministre défend ses chantiers

Par L'Economiste | Edition N°:2679 Le 25/12/2007 | Partager

. Congestion au port de Casablanca : «Cela aurait pu être pire sans la réforme». Transport routier : De nouvelles mesures en vue . Le projet de Code de la route refait surface Réforme portuaire, transport routier, circulation urbaine, logistique… Des thèmes chers au ministre de l’Equipement et du Transport, Karim Ghellab qui était l’invité du Club de L’Economiste, mercredi dernier.Le jeune ministre qui entame son deuxième mandat à la tête du département de l’Equipement et du Transport est optimiste. «La réforme portuaire enregistre ses premiers succès», les transporteurs acceptent désormais de s’asseoir à la table des négociations, l’on «planche sérieusement sur la création d’une Direction du transport urbain et de la circulation » et le projet de TGV est en train de prendre forme. Que faut-il de plus pour faire de Ghellab un ministre heureux? Franc et direct, il ne cachera pas au parterre de journalistes du Groupe Eco-Médias (L’Economiste, Assabah et Atlantic Radio) qui le recevaient, sa «satisfaction d’avoir été reconduit» dans le poste qu’il occupait dans le gouvernement Jettou. «Cela va me permettre de continuer le travail entamé dès 2002 et quand on est un homme politique on a toujours un arbitrage à faire entre le long terme et le moyen terme», dira Ghellab. «Il y a une logique de projets qui ont été préparés dans l’intérêt général et que je vais pouvoir mettre en œuvre, d’autres qui ont été entamés précédemment, mais pour lesquels il y a une période de maturation qui est encore à faire avancer et il y a aussi des actions sur lesquelles on a travaillé et que l’on n’a pas pu faire aboutir », indique Karim Ghellab. Une profession de foi en quelque sorte et à laquelle le ministre promet de se tenir. Surtout qu’il a été l’un des rares rescapés du gouvernement Jettou et qu’il a rempilé avec les mêmes dossiers qu’il gère depuis 2002 dans un contexte politique qui lui est aujourd’hui très favorable. Une chance, une opportunité pour remettre sur la table certains dossiers qui avaient connu quelques soubresauts ? Oui, reconnaîtra sans hésiter le ministre. A commencer par la réforme portuaire, un thème qui lui tient à cœur. Aujourd’hui, Karim Ghellab ne cache pas sa satisfaction quant à sa réussite une année après son entrée en vigueur. Il ne manque pas au passage d’affirmer que «les problèmes de congestion qu’a connus le port de Casablanca au cours de l’été dernier n’avaient aucun rapport avec la réforme». Il ira même jusqu’à souligner que « sans la réforme, cela aurait pu être pire». Le port de Casablanca avait, en effet, connu durant les mois d’août et de septembre une situation de congestionnement des espaces de stockage des conteneurs. Il en est résulté une baisse de productivité globale qui a, elle-même, généré des files d’attente en rade de navires porte-conteneurs. Ils étaient souvent et quotidiennement en ce moment-là, au moins une douzaine à attendre d’accoster au port. Des délais d’attente qui atteignaient plus d’une semaine. Ce n’est qu’à partir du mercredi, 26 septembre, que la situation s’était améliorée tout en restant toutefois toujours fragile et vulnérable. Elle a pour cause notamment la cadence d’évacuation par les opérateurs économiques de leurs conteneurs du port (en moyenne 13,5 jours). Pour éviter de nouvelles saturations des terre-pleins existants, l’Agence Nationale des Ports (ANP), conjointement avec ses divers partenaires, intervenants ou usagers du port, a mené auprès des importateurs des actions d’information et de sensibilisation. Mais également de dissuasion, notamment tarifaires, afin de veiller au respect des délais limites de stockage portuaire qui ne doivent pas dépasser les 7 jours. . Zones d’ombreEn évoquant encore une fois, mercredi dernier, ce problème, Ghellab voulait surtout rassurer. Il dira en substance qu’« il n’y a pas de soucis à avoir pour le port de Casablanca » et que « la réforme est l’unique solution pour éviter désormais toute situation de congestion » dans ce port. Autre chantier cher au ministre Ghallab, le transport. Il n’a pas oublié le conflit qui l’a opposé aux transporteurs notamment à propos de son projet de nouveau code de la route. Un projet qu’il n’a pas réussi à faire adopter par le Parlement précédent. Les transporteurs tant de marchandises que de voyageurs comme les chauffeurs de taxis s’étaient opposés au projet. L’on se remémore les grèves qui ont paralysé trois jours durant les transports routiers au cours de l’été dernier. Une saison qui ne porte décidément pas chance au ministre de l’Equipement et du Transport. Une menace de grève avait même plané dans l’air la semaine précédent Aid Al Adha. Le ministre a réussi à désamorcer la crise, mais cela ne l’empêche pas d’affirmer que «le code de la route va revenir incessamment devant le Parlement ». Il tient tant à son projet Karim Ghella quitte à accepter tous les amendements des parlementaires ou encore les suggestions des syndicats de transporteurs. Malheureusement, regrette-t-il, 80 % de leurs revendications ont été surtout d’ordre social. Il a été également question lors de la rencontre avec les journalistes d’Eco-Médias, de la libéralisation du transport routier de marchandises, de plateformes logistiques pour les conteneurs, d’open sky, du renouvellement du parc de camions et de taxis… Trois heures durant, Karim Ghellab a expliqué et a essayé de convaincre. Il y est certainement arrivé quoique certaines zones d’ombre subsistent encore. Elles concernent notamment les autres ports, la construction et la réfection des routes régionales et rurales, le transport maritime, les gares routières, le permis à points…


Quels horaires pour le port de Casablanca ?

LES horaires de travail au port de Casablanca font l’objet d’une attention particulière du département de l’Equipement et du Transport. Un projet de décret définissant ces horaires a été préparé par l’ANP et déposé au Secrétariat général du gouvernement (SGG).En outre, les services compétents envisagent d’installer à Aïn Sebaâ une zone qui sera réservée au stockage des conteneurs. « Une sorte de terminal arrière destiné à décongestionner le port », indiquera le ministre. En plus, des discussions sont en cours avec les autorités de Casablanca pour l’amélioration des infrastructures et l’intégration du port à la ville. Cela se fera par son ouverture sur son environnement immédiat, notamment l’ancienne médina.Jamal Eddine HERRADI

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