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    Politique

    Kadiri veut récupérer le PND

    Par L'Economiste | Edition N°:2886 Le 22/10/2008 | Partager

    . Recours à la justice et à l’arbitrage du Souverain. Le bras de fer se poursuit avec El HimmaLE Parti national démocratique (PND) existe-t-il encore légalement comme organisation politique après sa fusion avec d’autres formations politiques pour la création du Parti authenticité et modernité (PAM)? Une question qui a suscité ces derniers temps une polémique politique entre les amis de Abdallah Kadiri, secrétaire général du PND, et les dirigeants du PAM. Pour ces derniers, le PND «n’existe plus après l’opération de fusion» en août dernier avec quatre partis pour donner naissance au PAM. Le récépissé de la création de la nouvelle organisation a été même délivré par le minsitre de l’Intérieur. Mais, ce point de vue n’est pas partagé par Kadiri et ses amis. Ces derniers ont, d’ailleurs, annoncé dans un communiqué en septembre 2008 leur retrait de la fusion. Donc, «pour nous le PND existe encore et sa dissolution doit être décidée par le congrès comme cela est prévu par les statuts du parti», a rappelé Kadiri lors d’une rencontre avec la presse lundi à Rabat. «Pour cela, nous nous sommes adressés à la justice pour l’annulation de la décision de dissolution de notre parti par le ministre de l’Intérieur», ajoute-t-il. En plus clair, le premier responsable du PND a introduit un recours contre Chakib Benmoussa. L’affaire devra être examinée demain, jeudi 23 octobre. Fort optimiste quant à l’issue du jugement, Kadiri a rappelé que ce dossier a été également soumis à l’arbitrage du Souverain. Pour ceux qui sont contre la fusion, il faut agir vite, les choses étant devenues sérieuses. En effet, les responsables du PAM ont réclamé la récupération des locaux du PND. «Et ils ont même essayé, mais en vain, de geler notre compte bancaire», ajoute Kadiri. «Je continuerai à débourser de ma poche pour payer les salaires des employés et des journalistes du parti afin d’en assuer la survie», tranche Kadiri. Ce dernier envisage de quitter la vie politique d’ici deux ans, et il ne veut pas «que les Marocains lui reprochent par la suite d’avoir bradé le PND». Profitant de cette rencontre avec la presse, il a rappelé les raisons qui ont motivé son retrait du projet de fusion pour la création du PAM avec d’autres partis (Parti Al Ahd, Parti de l’environnement et du développement, Alliance des libertés et Initiative citoyenne pour le développement). «Les initiateurs du projet de la fusion n’ont, en aucun point, respecté leurs engagements envers notre parti», indique Kadiri. Sur ce volet, il rappelle que «des promesses ont été avancées en vue de permettre aux cadres du PND d’occuper des postes de responsabilité au sein de la nouvelle organisation». «Sur 17 membres de la direction du PAM, 10 appartiennent au MTD (Mouvement pour tous les démocrates), dirigé par Fouad Ali El Himma», souligne Kadiri. Et d’ajouter: «Nos propositions de candidats pour les dernières élections législatives partielles n’ont pas été retenues». Pour rappel, des membres du bureau politique du PND avaient dénoncé la décision de Kadiri de quitter le PAM. Le mouvement mené par Taher Chakir et Milouda Hazeb a ouvertement exprimé son désaccord avec Kadiri, lors d’une conférence de presse en septembre dernier. Les amis d’hier sont devenus les ennemis d’aujourd’hui. Reviendront-ils avec Kadiri s’il remporte son procès? Nour Eddine EL AISSI

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