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Journée internationale du handicapé
Centre Noor, seul espoir pour la réadaptation

Par L'Economiste | Edition N°:2164 Le 05/12/2005 | Partager

. Les ressources s’épuisent. Comment arriver à un financement autonome? A quelques mètres de la forêt casablancaise de Bouskoura, se dresse l’imposante bâtisse du Centre Noor. Imposante par sa dimension et par son poids dans l’infrastructure sanitaire marocaine. En effet, ce centre de rééducation et de réadaptation des personnes handicapées est le seul du genre au Maroc. Bénéficiant d’une infrastructure et d’équipements rares, Noor est l’unique structure qui offre aux handicapés une chance de recouvrer une autonomie, ne serait-ce que partielle.Noor a été ouvert en 2001 à l’initiative de l’Amicale marocaine des handicapés. Pour construire une telle structure et lui offrir les moyens de fonctionner, l’AMH avait fait appel à la solidarité du grand public à travers les téléthons de 1994,1998 et enfin de 2000. Mais depuis, les charges s’alourdissent, surtout après l’ouverture en 2004 du département hospitalisation au sein du centre, un département aux charges lourdes.Pour assurer la pérennité du centre, Ahmed Akhabir, directeur administratif et financier du centre, explique qu’à la mise en place du centre, «l’AMG a décidé de faire la part des choses et de mettre de la distance entre l’humanitaire et la gestion rationnelle. Ainsi, nous avons toujours dirigé ce centre avec un souci de rentabilité et de qualité de prestation comme n’importe quelle entreprise privée». Ceci dit, le centre n’en oublie pas pour autant sa vocation sociale. Aussi, les patients bénéficiant d’une couverture sociale ou les personnes qui n’ont pas de difficultés financières sont tenus de payer pour les services offerts. Concernant les nécessiteux dont les dossiers sont évalués par l’AMH, une prise en charge complète est prévue. Les frais de leur traitement sont remis par l’AMH au centre.Sauf qu’actuellement, les ressources commencent à s’épuiser. Avec cela, les angoisses des responsables du centre grandissent. «Nous ne supportons plus de laisser le fonctionnement du centre entre les mains du hasard», confie Akhabir. «Nous avons besoin de fonds permanents, d’un engagement de l’Etat à nous subventionner par exemple», poursuit-il. Selon les prévisions établies par la direction au titre de l’année 2006, quelque 12 millions de DH seraient nécessaires au fonctionnement du centre. Le seul service d’hospitalisation en rogne 51%. Dans ce chiffre d’affaires théorique, l’AMH devrait verser plus de 8 millions de DH. Une charge lourde qui empêche l’association de se pencher sur d’autres dossiers ou d’envisager la construction d’un autre centre.C’est un manque de soutien difficile à comprendre, surtout quand le centre a largement prouvé sa nécessité et son efficacité. C’est par ailleurs une structure des mieux organisées, avec des comptes ouverts à la consultation et une transparence à même de la rendre digne d’appui. Les responsables médicaux du centre se fixent des objectifs qu’ils s’efforcent d’atteindre avec leurs patients. Il s’agit de réduire la dépendance et mener le patient vers une autonomie de mouvement, empêcher le handicap d’évoluer grâce à un suivi permanent et puis à long terme, permettre aux patients de réintégrer un cadre de vie normal.Le Dr Mohamed Aghedar, directeur médical du centre et spécialiste en médecine physique et de réadaptation, explique que la rééducation peut faire des miracles. Un simple exemple: «Un accidenté de la voie publique plongé dans le coma perd petit à petit l’usage de ses membres, à moins que la médecine physique n’intervienne, prévenant la formation d’un handicap», explique Aghedar. En outre, des appareillages spéciaux sont fabriqués par le centre, selon le besoin des patients, afin de leur permettre plus de mobilité, plus d’indépendance et donc un équilibre psychique meilleur.En attendant que les bonnes volontés se manifestent, l’AMH prévoit l’organisation d’un téléthon pendant l’année 2006, afin d’essayer encore une fois de sauver le centre.Ichrak MOUBSIT

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