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    Jeudi de la gouvernance
    Les décideurs s’entendent «trop» bien

    Par L'Economiste | Edition N°:2669 Le 10/12/2007 | Partager

    . Wilaya, commune, région… juges et parties. Le maire «ne supporte pas la résistance» Difficile de demander des comptes à nos décideurs locaux, qui ne sont en principe que nos propres élus. «Le maire est doté de compétences trop larges», a critiqué un élu du PPS lors de la clôture des jeudis de la gouvernance le 6 décembre dernier. Et Leila Cherif, présidente de l’association l’Heure joyeuse d’ajouter qu’à «chaque petit problème, les responsables des communes d’arrondissement nous renvoient vers le maire, car, selon eux, il est le seul à pouvoir agir». Or, logiquement, une seule personne ne peut porter à bout de bras une ville comme Casablanca. C’est ainsi que les responsables locaux ont interprété l’idée de l’unité de la ville. Et au lieu d’opter pour une unité stratégique, c’est une union effective qui s’est installée. L’importance qu’a prise le poste de président de commune a également aidé à créer un management à haut niveau formé par le wali et le maire qui ont choisi de collaborer au lieu de se regarder en chiens de faïence. Une situation qui a certes du bon, puisque la bonne entente permet d’avancer, mais à trop bien s’entendre, les mécanismes de contrôle prévus dans le cadre du système élu/ autorité s’effacent. Cette collaboration pacifique s’étend même aux relations de la ville avec ses prestataires. La commune a souvent failli à son rôle de contrôleur. Exemple encore frais dans les mémoires, l’affaire de Lydec, gestionnaire délégué pour l’eau et l’électricité. Le maire adopte une attitude presque protectrice à l’égard de la société en refusant de commenter l’incident, pourtant relevé lors d’un conseil d’administration. S’il n’y avait pas eu des fuites chez les élus, les citoyens n’en auraient rien su. Par ailleurs, et c’est un constat des jeudis de la gouvernance, la gestion de la ville souffre d’un problème de délégation de compétences. Aujourd’hui, les mêmes responsables s’occupent de tout. Or, responsabiliser les prestataires privés ou les acteurs locaux pourrait alléger la charge de la mairie et surtout lui donner un pouvoir de contrôle et de critique. Chose qui se reflétera sur la qualité de la gestion.De plus, élargir le réseau de prestataires permet de mieux écouter les besoins de la population. Exemple, la mairie a décidé (toute seule) que le quartier Maârif avait besoin d’un système de stationnement géré par horodateurs à l’instar du centre-ville. La commune de Maârif s’y est opposée et le maire s’est indigné publiquement de «ce manque de coopération». Une confrontation qui se passe «au-dessus de la tête» des citoyens, premiers concernés. Il est temps que les responsables reprennent contact avec la population, c’est pour cela que la représentation locale sert en principe. D’ailleurs, il suffit d’approcher d’une zone de stationnement pour pouvoir constater que le système des horodateurs n’a rien réglé au centre-ville: stationnement en deuxième et troisième positions, vente des tickets qui ne sont pas entièrement consommés … Et puis les horodateurs pourraient bien être inadaptés à des zones où l’activité professionnelle est concentrée (centre-ville et Maârif) où un employé devra payer 20 DH à la fin de chaque journée pour garer sa voiture.I. M.

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