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    Affaires

    Jeudi de la gouvernance
    Casablanca en panne de visibilité

    Par L'Economiste | Edition N°:2669 Le 10/12/2007 | Partager

    . Toujours les même projets et pas encore de plan stratégiqueC’est la fin des jeudis de la gouvernance. La série de conférences thématiques lancée début de cette année par la Ville de Casablanca a clôturé jeudi derniers ses travaux sur une rencontre marathonienne qui a duré plus de 4 heures devant une salle comble. Elus, société civile, entrepreneurs et consultants étrangers étaient au rendez-vous. On espérait beaucoup de cette dernière occasion de rencontre avec les décideurs casablancais. Et pourtant, première déception de la soirée, le thème proposé «Quel projet de ville pour Casablanca?». Depuis qu’on se pose la question, il était quand même temps de commencer à y répondre. Surtout que de grands chantiers ont été lancés dans la métropole et c’est inquiétant de constater qu’ils ont été menés en dehors d’une vision globale.Pire encore, il semblerait que ce soit les chantiers qui font la vision, au lieu d’avoir d’abord une vision qui, elle, impose des chantiers. Mohamed Kabbaj, wali de la région l’a prouvé dans son intervention qu’il a ouverte à l’américaine sur une histoire, une fiction. Il y est question d’un ingénieur marocain qui prend un vol direct Casa – San Francisco pour visiter son entreprise de nanotechnologie … Ceci pour dire que l’aéroport renforcera son positionnement mondial et ses liaisons aériennes. Il serait à ce moment-là installé à Casanearshore et aurait des partenaires à la Silicon Valley en Californie… C’est une vision de Casablanca qui a résulté des travaux d’un groupe de réflexion qui compte d’éminentes personnalités marocaines comme Ahmed Chami, actuel ministre de l’Industrie, Khalid Oudghiri, ex-président d’Attijariwafa bank, Ahmed Rehhou, président de Lesieur, entre autres. Kabbaj a affirmé devant une audience sceptique que «ceci n’est pas une fiction mais une avenir certain». Comment y arriver? Eh bien il faut dire que pour le moment aucun plan n’est établi, on attend toujours le schéma urbain, un plan global pour la gestion du transport urbain et surtout aucun pas n’est encore franchi en terme de gouvernance. Celle-ci est encore caractérisée par un nombre d’élus pléthorique (350 à Casablanca contre seulement 56 à New York comme le signale le maire Mohamed Sajid) et la masse salariale très lourde.En l’absence de grandes annonces stratégiques, Kabbaj s’est donc contenté d’énumérer (encore une fois!) les projets lancés dans la ville. Il s’agit de Casanearshore, de la Marina, du Casa City Center, de la nouvelle ville d’Anfa et grâce à l’initiative privée du groupe Aksal, le Morocco Mall. Et si ces projets avancent, certains mieux que d’autres, le discours des décideurs, lui, est toujours identique. La ville ne voit qu’à travers ses projets, alors que ses habitants veulent du concret.Ichrak MOUBSIT

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