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    Jeu serré pour Schroeder

    Par L'Economiste | Edition N°:1676 Le 05/01/2004 | Partager

    Impôts, santé, marché de l'emploi et aides sociales: après avoir fait de 2003 “l'année des réformes”, le chancelier social-démocrate Gerhard Schroeder affirme que l'Allemagne doit continuer sur cette voie. Mais les 14 élections prévues en 2004 risquent de lui compliquer la tâche. Le 1er janvier, un nombre exceptionnel de nouvelles mesures sont entrées en vigueur. Elles ont été adoptées à l'issue d'un marathon de négociations entre la coalition gouvernementale rouge-verte (SPD-Verts) et l'opposition conservatrice et libérale, maîtresse de la chambre haute du Parlement (Bundesrat), où sont représentés les Etats régionaux (Laender). Désormais, malades et fumeurs doivent par exemple mettre davantage la main à la poche pour leurs dépenses et les retraités renoncer à la hausse de leurs pensions en 2004. Couplées à une diminution de l'aide à l'accession à la propriété et de l'abattement fiscal pour les personnes travaillant loin de leur domicile, ces pertes de revenu seront à peine compensées par le coup de pouce fiscal (15 milliards d'euros) décidé in extremis avant Noël, estiment certains analystes. Tout en se félicitant d'avoir mis en œuvre “le programme de réformes le plus ambitieux de l'histoire allemande d'après-guerre”, le chancelier promet désormais de poursuivre les réformes structurelles en 2004, sur le chantier des retraites, de l'innovation, de la formation, de la famille et du fédéralisme. Politiquement, Gerhard Schroeder se trouve dans une situation délicate. Les réformes adoptées ont certes valu à la plus grosse économie de la zone euro, en proie à des déficits publics abyssaux et à la stagnation, les louanges de ses partenaires du G8. Une grande partie de l'électorat du SPD a toutefois du mal à accepter des mesures comme l'assouplissement du droit de licenciement dans les petites entreprises, ou les nouvelles règles qui imposeront aux chômeurs d'accepter des emplois à des salaires inférieurs aux accords de branche et la fusion des aides sociales avec celles aux chômeurs de longue durée. (AFP)

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