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Politique

Jelmous victime de son idylle avec le PAM?

Par L'Economiste | Edition N°:3427 Le 20/12/2010 | Partager

. A peine nommé, il a été relevé de ses fonctions de wali . Abdellah Bendhiba le remplace à Doukkala-Abda LES «vacances» n’ont pas duré longtemps pour Mohamed Jelmous. Ce dernier avait été nommé wali de la Région Doukkala-Abda, deux semaines après les tristes événements de Laâyoune. Alors que les observateurs s’attendaient en ce moment-là à le voir démis de ses fonctions, il a été désigné à la tête d’une région sans trop de problèmes et où son prédécesseur Larbi Sebbari avait réalisé un gigantesque travail de mise à niveau. Jelmous avait-il alors pensé qu’il s’en était tiré, finalement, à si bon compte? En tout cas, la sinécure n’aura duré que 21 jours exactement. Il a, encore une fois, été limogé jeudi dernier. Cette fois-ci pour de bon. C’est désormais Abdellah Bendhiba qui le remplace à la tête de la wilaya de la région Doukkala-Abda.De nombreux observateurs s’interrogent sur les raisons qui ont fait tomber Jelmous et ont été derrière, d’abord, sa nomination à Doukkala-Abda, puis, ensuite son limogeage. Jelmous aurait, ainsi été victime de son excès de zèle et de s’être trop rapproché du Parti authenticité et modernité (PAM) dont le Secrétaire général n’est autre que Mohamed Cheikh Biadillah, l’actuel président de la Chambre des conseillers et sahraoui de souche. Le PAM, ce n’est un secret pour personne, cherche à avoir un pied dans le Sahara, particulièrement à Laâyoune. Quoi de plus légitime, certes? Seulement, les dirigeants du PAM et Mohamed Jelmous ont oublié, volontairement ou pas, qu’ils allaient devoir affronter un adversaire de taille, de très grande taille même, le Parti de l’Istiqlal. Ce dernier est bien ancré à Laâyoune et cela bien avant même la récupération du Sahara. En effet, l’Istiqlal disposait d’une base solide constituée de Sahraouis qui ont toujours refusé l’occupation espagnole. Leurs enfants, pour poursuivre leurs études, étaient envoyés vers la partie nord du Maroc et c’étaient des membres de l’Istiqlal qui les prenaient en charge en leur offrant le gîte et le couvert, principalement à Marrakech, Rabat et Fès. Ignorer la force de cette présence de l’Istiqlal, c’est faire montre d’une méconnaissance caractérisée de la réalité de la situation dans une région particulièrement sensible aux choix politiques. En portant les Ouled Rachid à la tête des instances élues, les Sahraouis de Laâyoune ont réaffirmé leur appartenance à l’Istiqlal et rejeté toute autre formation politique même celles qui existaient bien avant la création du PAM. A en croire des sources certaines, l’ex-wali Jelmous a, apparemment, été «mandaté» par le PAM pour mettre fin à cette «mainmise de l’Istiqlal sur Laâyoune». «Mission» qu’il aurait accepté de gaité de cœur et qu’il avait commencé à remplir notamment en bloquant de nombreux projets d’investissement non seulement de la famille des Ouled Rachid, dont Hamdi est le président du Conseil municipal de Laâyoune et coordinateur de l’Istiqlal dans cette région, mais également ceux des Joumani. Auparavant, le secrétaire général du PAM aurait balisé le terrain pour Jelmous en «plaçant» bon nombre de membres de sa famille et de ses amis dans des provinces du sud. Il n’est un secret pour personne que le gouverneur de Smara est le neveu de Cheikh Biadillah, que celui de Tarfaya est son cousin… Tout cela, disent les observateurs, fait partie d’une stratégie bien ficelée pour que le PAM se fasse un nom au Sahara. Seulement, l’ex-wali Jelmous est allé trop loin en besogne sans, peut-être, penser un moment que la couverture que lui offre le PAM risque de tomber à n’importe quel moment. Surtout qu’il avait été incapable de gérer, en amont, les événements du campement de Gdim Izik qui lui ont été fatales. Le PAM a, dit-on, bien essayé de le sauver en militant pour sa nomination dans les Doukkala-Abda. Mais, semble-t-il, il n’est pas arrivé à convaincre la Commission d’enquête parlementaire qui l’avait entendu il y a une dizaine de jours. De là à croire que le PAM l’a laissé tomber, il n’y a qu’un pas que beaucoup n’hésitent pas à franchir…Jamal Eddine HERRADI

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