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Economie Internationale

Japon: les facteurs du ralentissement économique

Par L'Economiste | Edition N°:43 Le 03/09/1992 | Partager

BONNE santé du commerce extérieur sur fond de morosité économique, ainsi pourrait être résumée la situation dans l'archipel japonais. Selon un rapport officiel, qui vient d'être rendu public, la consommation et les investissements des entreprises, les deux principaux moteurs de la croissance, montrent toujours des signes d'affaiblissement.
En effet, les dépenses des ménages ont encore reculé de 3,2% par rapport à Juin 1991, tandis que les dépenses d'investissements des firmes japonaises ralentissaient sérieusement, notamment dans l'industrie.
Parallèlement, l'excédent commercial nippon ne s'est jamais aussi bien porté. Il a atteint 62,9 milliards de Dollars au cours du premier semestre de cette année.
La conjugaison de trois facteurs expliquerait la situation actuelle du Japon. D'abord, la chute de la demande intérieure. Car, même si les entreprises japonaises ont une vocation exportatrice, c'est localement qu'elles réalisent l'essentiel de leur chiffre d'affaires, précise le même rapport.
La crise financière constitue le second facteur. Les entreprises sont endettées et ne peuvent plus emprunter sur le marché japonais en raison de la crise du secteur bancaire qui dure depuis plusieurs mois. Compte tenu de cette situation, les sociétés sont obligées de se tourner vers les marchés internationaux. Seulement, le recours à ces derniers revient trois fois plus cher, les taux japonais étant de l'ordre de 3%, tandis que les taux internationaux oscillent autour de 10%.
Troisième et dernier facteur: la faiblesse des bénéfices des entreprises japonaises. Les principales ont vu leurs bénéfices baisser de 30 à 60%, selon les secteurs. Contrairement à leurs homologues américaines, les entreprises japonaises ne réalisent pas de gros bénéfices, en raison de la faiblesse des marges qu'elles appliquent. Par conséquent, les dividendes sont rarement versés aux actionnaires, et ce, au profit d'investissements non immédiatement productifs.

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