×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

«Jamais la santé des populations n’a été aussi bonne»
Entretien avec John Cleland, président de l’UIESP

Par L'Economiste | Edition N°:3117 Le 29/09/2009 | Partager

. La transition démographique au Maroc est un exemple à suivreJohn Cleland est le président de l’Union internationale pour l’étude scientifique de la population (UIESP) qui organise depuis le 27 septembre la 26e conférence internationale de la population à Marrakech. Pour faire face au vieillissement de la population, il suggère de rallonger l’âge des départs à la retraite et adopter des politiques de migrations internationales. - L’Economiste: Toutes les études démontrent que le monde est en train de vieillir. Quel est l’impact du vieillissement de la population sur le développement économique? -John Cleland: Le vieillissement comme vous le dites est un fait. On doit s’y adapter. Un point positif déjà: l’on est en train de battre les records de vie et ce, grâce au développement de la médecine. Jamais la santé des populations n'a été aussi bonne. Les pays à faible taux de fécondité ont deux priorités. Il s’agira de rendre compatibles la politique d’emploi et la planification et adopter des politiques de migrations internationales. - Quelles retombées pour les régimes de retraites?- Actuellement, nous devons allers vers un rallongement de l’activité de cette population. Un ouvrier qui a démarré ses activités à 18 ans doit être différemment traité qu’un autre qui a rejoint le marché du travail à 25 ans. Je vous rappelle que nos ancêtres ont travaillé jusqu’à leur décès et le système même de retraite est relativement récent. Là où se pose réellement le problème, c’est par rapport à la prise en charge des états de santé des personnes âgées, notamment lorsqu’elles sont atteintes d’affections mentales. - Vous avez dit qu’entre le congrès de Tours en 2005 et Marrakech en 2009, il n’y a pas de grands changements. Vos recommandations ne sont-elles pas prises en compte par les politiques?Nous ne faisons pas de recommandations aux politiques. On présente juste les résultats des études de recherches menées par des spécialistes. Notre rôle se limite à la présentation d’études qu’on ne peut imposer aux gouvernements. Oui, entre 2005 et 2009, il n’y a pas eu de grands changements mais il y a eu une grande prise de conscience relative à l’interconnexion entre pays et populations du monde. Des conflits qui se produisent dans une nation affectent d’autres régions révélées au grand jour par la crise économique qui a provoqué des conséquences dramatiques et brisé le rêve de ceux qui aspiraient à améliorer leur vie. - L’on parle beaucoup des effets de la crise sur les démographies. Comment en mesurer l’impact? - Valeur aujourd’hui, nous n’avons pas de chiffres, mais il est clair que cette crise a ses effets sur les populations en migration dont les pays d’origine sont sérieusement affectés. C’est le cas notamment en matières de transfert d’argent. Un pays comme le Maroc a souffert de cette situation.- Qu’en est-il de l’évolution de la fécondité?- En matière de fécondité, il y a trois catégories de pays: les taux les plus faibles sont enregistrés dans les pays développés et qui connaissent des problèmes accrus de vieillissement de la population. Une autre catégorie, dont le Maroc fait partie, est celle des pays qui ont pu baisser le taux de fécondité. Enfin, la troisième catégorie est celle des pays où le taux de fécondité bat son plein. C’est le cas de l’Afrique subsaharienne. Dans ces pays, la population évolue trop rapidement. D’après les prévisions, elle va doubler d’ici 40 ans avec tout ce que cela implique comme problèmes alimentaires et hausse des prix. Les changements climatiques vont exposer cette population à plus de pauvreté, voire la famine. - Sur un autre registre, la croissance démographique en Inde et en Chine ne va-t-elle pas pousser les pays à conquérir les espaces vitaux ailleurs? - Je ne le pense pas. Cependant, depuis quelques années, la Chine loue des terres notamment en Afrique. Le risque pourrait se poser en cas de famine lorsque les gouvernements souhaiteraient récupérer leurs terres. Quel pouvoir auraient alors les chefs d’Etat de ces pays?


Les moins de 15 ans en baisse

Au Maroc, les transitions démographiques sont un excellent exemple, indique John Cleland. Le taux de natalité a baissé durant la dernière décennie. Cette baisse va s’accentuer davantage dans les années à venir. En conséquence, la population âgée de moins de 15 ans va baisser encore dans les 25 prochaines années. La population adulte va entre-temps augmenter de 6 millions. La priorité de ce pays est de stimuler l’employabilité. Autre priorité, l’adaptation de la formation aux exigences du marché du travail. Propos recueillis par Badra BERRISSOULE et Jalal BAAZI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc