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    Culture

    «J’attire les gens par ma passion du Maroc»
    Mélita Toscan Du Plantier, directrice du festival

    Par L'Economiste | Edition N°:3140 Le 30/10/2009 | Partager

    Elle l’a vu naître et ensuite grandir. Mélita Toscan Du Plantier qui a repris le flambeau du Festival du cinéma de Marrakech et continue de gérer les portefeuilles des invités, du jury, les partenaires étrangers. Derrière les paillettes, elle raconte la machine du festival.  - L’Economiste: Le festival du film de Marrakech en est à sa 9e édition et vous y étiez présente depuis le début. Quel regard portez-vous sur sa mutation? - Mélita Toscan Du Plantier: Un regard parfois étrange. J’ai vu grandir ce festival. Les deux premières éditions se sont faites presque dans le chaos. Que de chemin parcouru! Aujourd’hui, l’immense travail effectué sur le plan logistique, production, réalisation, tout cela chapeauté par une fondation dédiée à ce festival. L’équipe franco-marocaine se professionnalise et ce pour toucher et ramener sur place les grands producteurs et réalisateurs internationaux.   - Selon vous, c’est aussi  pour attirer les productions étrangères que ce festival a été créé. Quel en est l’impact aujourd’hui? - Le festival ne peut être que bénéfique pour convaincre les productions internationales de choisir le Maroc comme pays de tournage. Certes, on a vu un désintérêt au lendemain des attentats du 16 mai de Casablanca, lorsque le Maroc était classé parmi les pays à risque, à cause des réticences des assureurs. Nous-mêmes organisateurs en avons fait les frais. Mais, c’est du passé.   - Comment convainquez-vous les jurys de venir?- J’attire les gens par ma passion du Maroc. Il n’y a pas de secret. C’est à travers les relations publiques, les carnets d’adresses. Ce n’est pas très difficile de convaincre un artiste invité ou un membre de jury à venir lorsqu’il connaît le Maroc. En revanche, on tombe parfois sur un planning chargé de l’artiste même s’il a donné son accord de principe. A cause de la sortie de son film durant la même période. Pour choisir 9 jurys, nous en invitons 140. Les annulations de dernière minute, les tournages, les promotions de films sont autant de facteurs qui empêchent ces derniers de répondre à notre invitation. Et puis, il y a des agents qui refusent de laisser leur artiste faire partie du jury car pour eux c’est une perte de temps. N’oubliez pas qu’un jury doit rester 13 jours à Marrakech. On a toujours une liste A et une liste B.  - Que promettez-vous aux artistes invités? - Rien. Nous les prenons en charge tout simplement. A Cannes, ce sont les studios qui payent pour les artistes, parce qu’il y a des intérêts financiers derrière. A Marrakech, nous n’en sommes pas encore là.   - Ne prévoyez-vous pas de cachet? - Par principe, nous ne payerons jamais un artiste et je sais qu’ailleurs c’est monnaie courante. Un membre de jury appréhendé m’avait demandé une compensation et j’ai refusé. Il n’est jamais venu. Maintenant, il nous arrive d’affréter un avion privé pour un grand réalisateur comme pour Martin Scorsese. Le réalisateur américain nous le rend bien. Il est le parrain de notre festival.Propos recueillis par Badra BERRISSOULE

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