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Politique

Istiqlal/USFP: Passe d’armes pré-électorale

Par L'Economiste | Edition N°:3016 Le 04/05/2009 | Partager

. Rien ne va plus entre les deux formations politiques. Les leaders des deux partis embarrassés C’EST la guerre ouverte entre l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et le Parti de l’Istiqlal (PI). La confrontation entre les deux formations politiques est maintenant à son paroxysme. Elle a, en effet, dépassé le cadre de simples altercations verbales ou par voie de presse, pour devenir l’affaire du bureau politique de l’Usfp. Ce dernier a rendu public, jeudi dernier, un communiqué dans lequel il accuse, dans des termes à peine voilés, et sans le citer, l’Istiqlal, de diffamation par Hamid Chabat interposé, sur la personne de Mehdi Ben Barka. Mais est-ce là la seule raison du différend entre l’Istiqlal et l’Usfp? Certainement pas. En fait, il faut remonter un peu plus loin dans le temps pour chercher les origines du conflit entre les deux «frères ennemis». L’Istiqlal s’était toujours trouvé confronté à sa «progéniture» l’Usfp. Cela précisément depuis que Allal El Fassi a appelé à l’arabisation de l’administration et de l’enseignement. Les usfpéistes, qui venaient de divorcer de l’Union nationale des forces populaires (Unfp), et qui se proclamaient du «progressisme» allaient même jusqu’à qualifier le leader de l’Istiqlal de «rétrograde». Cela est toujours resté sur la gorge des istiqlaliens. Après, ce fut la bataille pour le leadership politique.Récemment encore, une interview du Premier ministre istiqlalien à L’Economiste allait remettre le feu aux poudres. Abbas El Fassi y avait affirmé que la décision de retenir les jours de grève sur les salaires avait été validée également pas les socialistes, membres du gouvernement. Indirectement, il a été reproché aux socialistes d’avoir tenu un double discours: un au sein du gouvernement, l’autre en dehors. L’Usfp s’était empressée, là encore par voie de presse, de se désolidariser avec l’Istiqlat qui conduit le gouvernement. Allant même jusqu’à brandir à maintes reprises la menace de se retirer de ce dernier.Seulement, la riposte de l’Istiqlal par la voix de Hamid Chabat a fait prendre aux choses un autre tournant. Dès lors, les leaders des deux parti se sont trouvés débordés. Ni Abbas El Fassi, secrétaire général du Partic de l’Isriqlal, ni Abdelouahed Radi, 1er secrétaire de l’Usfp, ne sont arrivés à calmer les esprits. Pourtant, ils se sont rencontrés à plusieurs reprises pour discuter de la question. Il faut dire que Chabat, secrétaire général de l’Union générale des travailleurs marocains (UGTM) et membre du comité exécutif de l’Istiqlal, n’entend nullement «faire des excuses publiques aux usfpéistes». Il persiste à affirmer que Mehdi Ben Barka est «à l’origine des années de plomb» et qu’il «n’avait rien à voir avec l’Usfp, cette dernière n’existant pas encore de son temps».En tout état de cause, l’on assiste actuellement à une véritable passe d’armes entre les deux formations politiques. L’on dit dans les coulisses du gouvernement que la relation entre les ministres membres des deux partis dans le gouvernement El Fassi est à peine «courtoise», pour ne pas dire que «c’est le froid total». Sans oublier que les élections communales ne manquent souvent pas d’attiser les tensions entre les deux partis.Jamal Eddine HERRADI

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