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    Politique

    Istiqlal: La crise Chabat

    Par L'Economiste | Edition N°:3025 Le 15/05/2009 | Partager

    . Le maire de Fès et SG de l’UGTM ne rempilerait pas. Risque de scission fratricideSeisme à l’Istiqlal. A la surprise générale, Hamid Chabat ne se présenterait plus aux prochaines communales. Entre l’assurance d’il y a quelques semaines où le tonitruant maire de Fès et secrétaire général de l’UGTM traitait ses futurs adversaires avec condescendance et ce retrait spectaculaire, que s’est-il donc passé?Cette décision traduirait un malaise au sein de l’Istiqlal où dans l’entourage d’El Fassi l’on aurait vraisemblablement trouvé les dernières sorties médiatiques de Chabat trop brutales et le lui aurait signifié dans une réunion tenue mercredi soir et dont on dit qu’elle aura été houleuse. Chabat, rappelons-le, s’est retrouvé au cœur d’une polémique avec l’USFP pour avoir, selon cette dernière formation, offensé la mémoire de Ben Barka. Un sujet sur lequel la presse partisane s’est d’ailleurs régulièrement étripée ces dernières semaines. Chabat avait pourtant annoncé qu’il briguerait un nouveau mandat dans une ville où il avait particulièrement brillé et qui aura probablement été la vitrine de l’Istiqlal régénéré. Elections qui devaient être une simple formalité vu la qualité du travail qui a été accompli sur Fès. L’avis de tempête menace en réalité les équilibres au sein du parti où Abbas El Fassi est pris en tenailles. Entre d’une part son cahier des charges à la Primature où il doit gérer de subtils équilibres pour ne pas fragiliser la coalition gouvernementale et d’autre part le souci de ne pas offenser les militants de l’UGTM/Istiqlal, surtout ceux de Fès qui lui ont assuré leur soutien et pas le moindre. Le Premier ministre n’a probablement pas voulu endosser de manière frontale les prises de position de Chabat. Reste à savoir quel sera le prix pour le parti si c’est celui du risque d’une scission fratricide. L’enjeu pour Chabat qui dispose d’une base électorale stable sur son fief pourrait être aussi d’étaler sa force. Ce n’est pas à exclure s’il a des visées plus poussées pour un leadership à l’Istiqlal. A l’heure où nous mettions sous presse, des membres du comite exécutif dont M’hamed Douiri tentaient une médiation pour le faire revenir sur sa décision. Contacté par L’Economiste, Chabat se contentera de minimiser, dans un langage trop lissé contrairement à ses habitudes, cette tension, se contentant à peine d’affirmer «préférer se recentrer sur le syndicat». Le maire de Fès doit d’ailleurs tenir une conférence de presse mardi à Rabat sur le sujet... s’il n’y a pas de rebondissements, comme il en arrive souvent en politique.Mohamed Benabid


    Communales: Le PI décline son programme
    . Doubler le budget d’investissement des communesLes amateurs de petites phrases de Abbas El Fassi en auront pour leurs frais. Le secrétaire général de l’Istiqlal a préféré déléguer la présentation du programme électoral à ses proches lieutenants que sont Saâd Alami et Nizar Baraka, tous deux membres du bureau exécutif du parti. Le binôme s’est partagé la tâche: le premier a présenté le cadre politique, le second le programme lors d’une conférence de presse donnée mercredi dernier à Rabat.Saâd Alami a saisi cette occasion pour revenir sur les alliances, particulièrement dans un contexte tendu par la confrontation entre l’Istiqlal et l’USFP, surtout après la sortie de Hamid Chabat concernant Mehdi Ben Barka et les lots de terrain distribués à Laâyoune. «Le mode de scrutin reporte les alliances au lendemain des résultats des élections. Mais l’Istiqlal demeure fidèle à ses engagements, principalement à l’égard des partis de la Koutla et ceux de la majorité», a rappelé Alami tout en restant ouvert, la main tendue à l’opposition pour qui il voue du «respect». Pour lui, le parti n’a pas tranché définitivement le dossier des listes même s’il compte couvrir entre 70 et 75% des circonscriptions. Sur l’origine des candidats, le ministre des Relations avec le Parlement est formel: ceux qui se présentent aux prochaines élections sont tous membres du parti et choisis par les militants en fonction de leurs compétences et leur intégrité, conformément à la démocratie interne, dit-il. Sur le chapitre du programme, Nizar Baraka a placé les communes au centre de toute la stratégie. D’abord un constat: les communes ne sont pas connectées avec les grands chantiers de développement que le pays a lancés au cours des dernières années. Il faut y remédier à travers six leviers. Le premier a trait à la gouvernance locale au service du citoyen et du développement. Le deuxième vise à renforcer les services publics locaux sous une vision qui introduit une nouvelle génération de services qui répond aux attentes de la population. Les infrastructures de transport ne sont pas en reste. Pour l’Istiqlal, chaque ville de plus de 500.000 habitants doit se doter d’un tramway. Comme il tient à mettre en place la fonction de médiateur dans chaque commune. L’autre levier concerne le monde rural qu’il s’agit d’intégrer dans les programmes de partenariat entre le gouvernement et les régions dans le domaine agricole et l’économie sociale. En tout cas, les dysfonctionnements dans les communes sont criants. Ils sont amplifiés par l’insuffisance des ressources propres, d’une absence de vision stratégique et de la planification. A peine 12% de leur budget est consacré à l’investissement. L’objectif est de le doubler pour le porter à 25%. Il compte aussi augmenter la part de la TVA qui va aux collectivités locales pour la faire passer de 30 à 35%. Il est à préciser que le programme comporte d’autres mesures qui seront déclinées lors de la campagne électorale qui doit démarrer le 28 mai prochain. D’ailleurs, Nizar Baraka a levé toute ambiguïté: le programme national sera enrichi par des mesures en fonction des spécificités régionales et locales. Le ministre des Affaires économiques et générales insiste sur le contrat politique. Il s’agit de tenir les promesses et surtout s’engager à présenter les comptes à l’issue du mandat communal de 2009-2015. Mohamed CHAOUI
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