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    Economie Internationale

    Israël amorce son désengagement du bourbier libanais

    Par L'Economiste | Edition N°:521 Le 03/06/1999 | Partager

    · Retrait de Jezzine après 14 ans d'occupation

    · Fin de l'évacuation d'ici le 15 juin

    · Nouvelles menaces du Hezbollah


    La promesse de M. Ehud Barak, le nouveau Premier ministre israélien, de retrait de l'armée israélienne du Sud-Liban d'ici un an sera-t-elle tenue? En attendant, après quatorze ans de contrôle, la milice pro-israélienne baptisée «Armée du Liban-Sud» ALS a achevé son retrait hier soir à l'aube de la région Jezzine au Sud du pays. L'armée libanaise a commencé son déploiement dans cette enclave chrétienne de 200 km limitrophe de la zone occupée par Israël. Le général Antoine Lahd, chef de file de l'ALS avait précisé à l'AFP que ce retrait de Jezzine et des villages alentour serait achevé au plus tard le 15 juin.
    Bénéficiant du soutien logistique de l'armée israélienne, l'ALS en prévision de son retrait a fait sauter quatre de ses positions autour de Jezzine. Un convoi composé de plusieurs véhicules militaires et civils était parti vers 23h GMT mercredi, en direction de la localité de Kfarhouna, à l'extrémité de l'enclave de Jezzine et en bordure de la zone occupée par Israël au Liban-Sud, appelée «zone de sécurité» par l'Etat hébreu. Parallèlement, le général Lahd avait mis en garde contre «le déploiement ou l'infiltration» dans la région évacuée des combattants du Hezbollah, sous peine de bombardements israéliens.

    En riposte à cette mise en garde, le chef du Hezbollah libanais, cheikh Hassan Nasrallah, a brandi la menace de bombarder le Nord d'Israël en cas d'attaques israéliennes contre la région évacuée. «Si Jezzine et sa région sont visées par des bombardements israéliens qui atteignent des civils en réponse à des opérations de la résistance, nous répondrons en bombardant des colonies dans le Nord de la Palestine occupée», a menacé Cheikh Nasrallah lors d'une allocution à l'Ambassade d'Iran à Beyrouth, à l'occasion du 10ème anniversaire de la mort de l'Imam Khomeiny.

    Malgré le redéploiement de dizaines de gendarmes libanais, la population chrétienne de Jezzine estime insuffisant ce premier contingent pour combler le vide de sécurité laissé par le retrait de l'ALS. Il faut rappeler que ce retrait constitue le développement le plus important depuis la création en 1985 de la zone dite «de sécurité» au Liban-Sud, et intervient alors que le Premier ministre israélien a pris l'engagement de mettre fin en un an à la présence militaire israélienne au Liban. Si ce retrait aura lieu, il pourrait servir a alléger les dégâts militaires de l'Etat hébreu au Liban depuis 1978 et qui s'élèvent à plus de 1.200 morts.

    Rachid JANKARI (AFP)

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