×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Politique

    Ismaïl Alaoui: «Notre classe politique n’est pas majeure»

    Par L'Economiste | Edition N°:2366 Le 21/09/2006 | Partager

    . Révélation sur le gouvernement d’alternance. Le transfert de Miloud ChaâbiDans le cadre des élections législatives de 2007, l’Association marocaine des anciens de Sciences-Po Paris a décidé d’initier une série de rendez-vous politiques. Le coup d’envoi a été donné mardi soir, au Hyatt de Casablanca avec, comme invité de marque, le chef de file du Parti pour le progrès et le socialisme (PPS), Moulay Ismaïl Alaoui. Si l’objectif de l’association est d’offrir aux responsables politiques une tribune afin qu’ils puissent décliner leur programme pour 2007, on peut dire qu’il n’a été que partiellement atteint, l’affluence n’ayant pas été au rendez-vous (environ une cinquantaine de personnes). Mais, bien plus que l’affluence, le contenu laisse un certain goût d’inachevé. En effet, Karim Boukhari, fraîchement nommé rédacteur en chef de Tel Quel, et Younès Dafquir, responsable politique au quotidien Ahdaht Al Maghribia, ont été désignés pour interroger le leader du PPS. Interroger, interpeller, provoquer (avec tact et respect) l’invité du jour, ce n’est pas s’acharner sur celui qui a été identifié comme… l’adversaire. A l’heure où le grand chantier est la réconciliation de la société civile avec la classe politique, le journaliste a parfois du mal à emboîter le pas et trouve refuge dans la peau d’un «tonton flingueur». En ce quiconcerne le contenu des «120 minutes pour…», Ismaïl Alaoui a répété que son parti se portait à merveille. «Nous essayons de mieux nous faire connaître auprès des populations. C’est la raison pour laquelle une délégation s’est rendue récemment à Laâyoune et à Ouarzazate», dit-il. A la question du journaliste de Tel Quel portant sur la réputation de parti urbain du PPS, l’homme politique répond que c’est erroné. « Je suis moi-même élu de la région de Sidi Slimane. Au PPS, nous avons la fibre rurale et l’on s’attache à maintenir l’équilibre entre la ville et la campagne», ajoute Alaoui. Peut-être aurait-il fallu l’interroger sur la réputation «intello» du parti...Même lorsque Boukhari tente d’augmenter le volume en taxant le PPS de parti ayant la particularité de tenir de beaux discours, d’être adepte de la langue de bois, sans résultats concrets», l’ancien ministre de l’Education garde le cap. «Il faut nous mettre à l’épreuve! Nous avons prouvé notre capacité à travailler, à œuvrer pour l’intérêt général. Mon passage au département de l’Education nationale a marqué la famille enseignante» rétorque-t-il. Attaqué sur le fléau de l’analphabétisme alors qu’il était aux affaires, Ismaïl Alaoui déclare qu’il n’avait pas en charge ce dossier mais celui de l’enseignement primaire et collégial». Il révèle que les ministres des Affaires générales et des Affaires sociales de l’époque ont passé leur temps à se chamailler sur le sujet. D’où la gestion du dossier par le ministère des Habous, «avec le résultat que l’on sait», précise le secrétaire général du PPS.Interrogé sur le fait que, dans les couloirs de l’USFP et de l’Istiqlal, certains cadres présentent le PPS comme un parti «parasite» et qui entraverait plus qu’il n’active le débat politique, Alaoui se montre surpris. «Vous parlez d’aparté; vous étiez donc présent. Pour le parasitage, je ne crois pas que ce soit conforme à la pensée de ces partis. Nous avons toujours joué notre rôle et pour la relance de la Koutla, on y est pour beaucoup. Nous ne sommes ni des parasites ni des poux». Par la suite, place au lot de questions, dont on aurait peut-être fait l’économie au profit du développement du programme électoral. «Le PPS a toujours attaqué le gouvernement mais jamais le régime. Avez-vous déjà critiqué une décision royale?» Ismaïl Alaoui rappelle que lors de la création de la Koutla en 1992, le PPS en a été le promoteur dans un contexte politique très difficile, car il fallait créer un climat de confiance avec la monarchie. Nous avons œuvré pour le consensus», souligne-t-il. Quant à savoir si le PPS a été décoré pour avoir «critiqué une décision royale», le retour est foudroyant. «Je pense que oui. Dois-je vous rafraîchir la mémoire et vous rappeler que notre parti a été interdit durant des années? L’histoire plaide en notre faveur, vous ne croyez pas?» Jeu, set et match. Autre point soulevé: le transfert de personnalités telles que l’homme d’affaire Miloud Chaâbi, «un conservateur dont les convictions sont proches du PJD», indique Boukhari, «Haj Miloud Chaâbi est un entrepreneur positif et progressiste. Dès notre premier congrès en 1975, nous avions insisté sur les capitalistes nationaux. Son parcours a valeur d’exemple, et lorsqu’il a décidé de nous rejoindre, nous l’avons accueilli à bras ouverts». Pour rappel, Miloud Chaâbi a quitté les rangs du parti pour se consacrer essentiellement à ses affaires. Quant à savoir si le PPS a tranché définitivement sur la question de cogouvernance avec le PJD, au cas où le parti d’El Othmani ferait un très bon score en 2007, Moulay Ismaïl Alaoui déclare «En l’état actuel des choses, pas d’union avec le PJD». «On ne peut pas s’unir avec un parti dont la pratique n’est pas en conformité avec le discours», conclut-t-il.Rachid HALLAOUY

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc