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    Economie

    Irrigation: Le goutte-à-goutte se perfectionne

    Par L'Economiste | Edition N°:469 Le 23/03/1999 | Partager

    · La technique du goutte-à-goutte ne sert pas uniquement à rationaliser la consommation de l'eau

    · Il s'agit aussi d'un moyen de dosage en fonction des besoins spécifiques des plantes

    · Le système peut être adapté à différents milieux climatiques



    Parmi les sociétés israéliennes qui vont exposer au Salon Agritec Israël 99 qui aura lieu du 5 au 9 septembre prochains(1), figure Netafim qui revendique l'invention du système du goutte-à-goutte pour l'irrigation. Une quarantaine de journalistes ont visité les usines de Netafim au kibboutz Magal en Israël le 24 février dernier(2).
    "Le principe de base du système du goutte-à-goutte consiste à irriguer la plante et non pas la terre", a expliqué M. Uri Or, responsable du Département Recherche Agricole lors d'une conférence de presse. Selon lui, la consolidation des parts de marché est tributaire de l'amélioration de la technologie. Il faut surtout offrir des possibilités de régulation en fonction du type de plante à irriguer, du sol, du climat, de la fertilisation... L'alimentation en eau doit donc être bien calculée afin de fournir à la plante juste ce dont elle a besoin.
    La régulation à travers le goutte-à-goutte permet aussi de rationaliser la gestion de l'eau surtout en milieu semi désertiques. Parmi les nouvelles techniques que Netafim va présenter au Salon Agritech, un système à régulation automatique. L'humidité, la chaleur excessive ou un climat sec peuvent être gérés sans incidence sur la plante, à travers une bonne utilisation de l'eau avec différents dosages. Pour essayer ses produits, Netafim a mis en place une exploitation agricole jouxtant les usines. Les récoltes de cette exploitation sont écoulées sur le marché. "Une manière de rentabiliser notre laboratoire", confie M. Uri.

    Pour compléter sa gamme de produits, Netafim intervient aussi dans la fabrication d'autres équipements d'irrigation ainsi que d'installations utilisées dans les exploitations agricoles. La société dispose de cinq unités de production: trois en Israël, une aux Etats-Unis et une autre en Australie.
    Netafim regroupe aussi 22 filiales à travers le monde dont une au Maroc (Aïn Sebâa à Casablanca) et d'une centaine de représentants. Les responsables de Netafim affirment que leurs équipements ont permis d'irriguer près de 2,4 millions d'hectares dans le monde durant l'année 1998. Il y a 30 ans, la superficie irriguée par les produits Netafim ne dépassait pas 100.000 hectares. Le marché est appelé à évoluer en raison de la désertification qui frappe beaucoup de régions du monde. Aujourd'hui, à peine 16% des terres agricoles sont irriguées. Pourtant, elles contribuent à plus de 50% de la production mondiale agricole.

    Hicham RAÏQ

    (1) Cf L'Economiste des 3, 9 et 12 mars 1999
    (2) La visite a été organisée par Israël Export Institute du 21 au 27 février, en préparation au Salon Agritech.

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