×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

International

Iran: Veto des conservateurs à la réforme du code électoral

Par L'Economiste | Edition N°:1692 Le 27/01/2004 | Partager

. Cette décision plonge le pays dans une grave crise politiqueLE Conseil des gardiens de la Constitution, institution-clef contrôlée par les conservateurs iraniens, a mis son veto hier à une réforme du code électoral approuvée en urgence dimanche dernier pour permettre aux candidats réformistes invalidés de se présenter aux législatives du 20 février. La décision de barrer la route à des milliers de candidats réformateurs aux législatives a plongé l'Iran dans une grave crise politique. Selon ce conseil, le projet contient des “points contraires à la religion et à la Constitution”, a indiqué l'agence officielle Irna. Le Parlement iranien, dominé par les réformateurs, a voté dimanche une réforme du code électoral, employant une procédure d'urgence exceptionnelle pour forcer les conservateurs à valider la candidature de leurs adversaires politiques aux législatives. Il a fait passer deux amendements à l'article 28 du code électoral. Le premier propose que tous les candidats ayant déjà été député puissent briguer un siège, sauf à avoir commis un crime ou un délit, et le deuxième dit que les critères ne relevant pas “des usages dans la pratique du droit” doivent être écartés dans l'approbation des candidatures. Suivant la procédure habituelle, sitôt adoptés, les amendements avaient été soumis au Conseil des gardiens, institution qui veille au respect de la charia et de la Constitution mais a aussi la haute main sur la validation des candidatures. Les commissions électorales, placées sous l'autorité du Conseil des gardiens, ont invalidé le 11 janvier près de 45% des 8.157 candidatures aux législatives, invoquant leur non-respect de l'islam et de la primauté du religieux sur le politique. Le droit de se présenter a été dénié surtout à des réformateurs, dont 80 députés sortants et plusieurs personnalités de premier plan. Les réformateurs ont menacé d'une démission en masse, des ministres, des députés, des gouverneurs, et même du président Khatami. Devant l'ampleur de la crise, le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, avait ordonné au Conseil des gardiens de reconsidérer les candidatures avec moins de sévérité.Synthèse L'Economiste

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc