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Iran: Les autorités prêtes à un nouveau décompte des voix

Par L'Economiste | Edition N°:3048 Le 17/06/2009 | Partager

. Des manifestations émaillées de violences. L’unité du pouvoir fissuréeLE pouvoir iranien a appelé hier à une manifestation massive face à la contestation provoquée par la réélection de Mahmoud Ahmadinejad, tandis que son principal rival a demandé à ses partisans de ne pas se rassembler pour éviter de nouvelles violences après la mort de sept civils. Dans le même temps, dans une tentative apparente de calmer la situation, les autorités se sont dites prêtes à un nouveau décompte partiel des voix contestées. Les camps du président ultraconservateur et de son principal rival, Mir Hossein Moussavi, ont tous deux appelé à des manifestations, à une heure d’intervalle dans le centre de Téhéran, qui connaît un déferlement de colère populaire sans précédent depuis la révolution islamique de 1979. De leur côté, les autorités iraniennes ont interdit à la presse étrangère de couvrir toute manifestation illégale, mesure inhabituelle pour Téhéran, qui se borne d’habitude à empêcher la seule couverture en images d’un événement. Moussavi avait été le premier à contester les résultats le créditant de seulement 34%, malgré une mobilisation historique de 85% des électeurs censée lui bénéficier, saisissant le Conseil des gardiens de la Constitution. Ce Conseil, dont les membres sont nommés directement et indirectement par le guide suprême, et qui est chargé de valider le résultat des élections et d’examiner les plaintes, s’est dit prêt à recompter les «bulletins de vote dans les urnes sujettes à contestation de la part des candidats». «S’il s’avère que des irrégularités comme l’achat de voix ou l’utilisation de fausses cartes d’électeurs ont été commises, le Conseil des gardiens de la Constitution ordonnera un nouveau décompte des voix», a ajouté son porte-parole Abbas Ali Kadkhodaï, cité par l’agence officielle Irna. La contestation, très forte à Téhéran, théâtre d’émeutes samedi et de manifestations violentes dimanche, a aussi gagné des villes de province, en particulier Machhad, Ispahan, Shiraz, selon des témoins et des médias. Deux importants responsables réformateurs proches de l’ancien président Mohammad Khatami, Saïd Hajarian et Mohammad Ali Abtahi, ont par ailleurs été arrêtés dans la nuit de lundi à mardi, selon un responsable réformateur. L’ampleur de la mobilisation contre la réélection de Ahmadinejad, et les violences qui l’ont suivie, commencent à fissurer l’unité du pouvoir. Mardi matin, le président du Parlement Ali Larijani, un personnage des plus influents du camp conservateur, a tenu le ministre de l’Intérieur Sadegh Mahsouli pour responsable d’attaques contre des étudiants et des habitants d’une cité du nord de Téhéran dimanche. En visite en Russie, le président Ahmadinejad n’a pas soufflé mot sur la crise en Iran tandis que de nombreuses voix à l’étranger se sont élevées contre les violences. Rome a évoqué des «morts inacceptables», Bruxelles s’est dit «très préoccupée» alors que Londres a appelé Téhéran à la retenue.J. K.

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