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    Irak: Vers un revirement de la politique US?

    Par L'Economiste | Edition N°:2417 Le 07/12/2006 | Partager

    . Un rapport préconise le retrait des troupes américaines. Bush se réserve le droit de refus UNE commission indépendante américaine a publié, le 6 décembre, à Washington, un rapport sur un changement de politique américaine en Irak. Alors que les Etats-Unis cherchent par tous les moyens une sortie à la guerre meurtrière qui sévit dans ce pays. Ce document du Groupe d’études sur l’Irak, fruit d’un travail de huit mois de dix républicains et démocrates, a été remis au président George W. Bush. Au lendemain de la reconnaissance par le futur patron du Pentagone, Robert Gates, que les Etats-Unis ne sont pas en train de gagner en Irak, le Groupe devait préconiser un retrait progressif d’ici à début 2008 de l’essentiel des troupes de combat américaines. La commission devait aussi appeler l’administration Bush à surmonter sa réticence à dialoguer avec la Syrie et l’Iran, pour les inviter à une conférence régionale sur l’Irak. Le Groupe est coprésidé par un ex-secrétaire d’Etat, James Baker, homme de confiance de la famille Bush, et un ex-parlementaire démocrate, Lee Hamilton. La commission Baker insiste également dans son rapport sur la nécessité de résoudre le conflit israélo-palestinien, essentiel pour la stabilité du Proche-Orient. Enfin, affirme le Washington Post qui s’appuie sur des correspondances privées et des entretiens avec des membres du Groupe d’études, plusieurs membres de la Commission sont arrivés à la conclusion que la guerre en Irak est, pour l’essentiel, perdue. Les Etats-Unis ont déployé quelque 140.000 militaires en Irak. Quelque 22.000 ont été blessés. Le coût de la guerre dépasse les 350 milliards de dollars. Les violences confessionnelles ont pris depuis l’été le pas sur les affrontements opposant les insurgés aux forces de sécurité irakiennes et américaines. Et plus de 13.000 civils ont été tués en 4 mois, entre juillet et octobre, selon les Nations unies. Bush a d’avance fait valoir qu’il n’était pas dans l’obligation d’appliquer les recommandations de la commission Baker. Sa défaite électorale en novembre et le désarroi de l’opinion américaine devant la dégradation quotidienne de la situation en Irak devraient toutefois l’inciter à tenir compte de ce rapport. Synthèse L’Economiste

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