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Irak: Saddam Hussein et ses coaccusés plaident non coupables

Par L'Economiste | Edition N°:2134 Le 20/10/2005 | Partager

. L’ex-dictateur a refusé de répondre aux questions du tribunalLE président irakien déchu, Saddam Hussein, et ses sept coaccusés ont plaidé non coupables mercredi devant le tribunal qui les juge à Bagdad pour le massacre de 143 chiites en 1982. Le président déchu irakien a refusé de répondre aux questions du juge et récusé le tribunal. Ce premier procès, où sept lieutenants de Saddam Hussein sont jugés pour ce même crime, s’est ouvert devant le Tribunal spécial irakien (TSI) installé dans une salle de l’ex-siège du parti unique Baas, dans la Zone verte, secteur ultra-protégé du centre de Bagdad, entouré de strictes mesures de sécurité. L’audience, transmise en différé par les télévisions, a été levée pour une dizaine de minutes sur décision du président du tribunal, Rizkar Mohammed Amine. “Je me réserve le droit constitutionnel de faire mes droits de chef d’Etat et je refuse de répondre”, a lancé sur un ton de défi Saddam Hussein, en réponse au juge Amine qui lui demandait de décliner son identité complète. “Je ne reconnais pas votre autorité parce que tout (ce qui est fait dans ce tribunal) est infondé”, a ajouté l’ex-président, portant un vieil exemplaire du Coran, debout dans un box avec un autre accusé, faisant face aux quatre autres magistrats. Le président du tribunal, un Kurde, l’a interrompu à plusieurs reprises pour lui demander son nom alors que l’ancien dictateur voulait soulever des questions de procédure. Les huit personnalités de l’ancien régime doivent répondre devant le tribunal du seul crime dont le dossier d’instruction a été bouclé: le massacre en 1982 de 143 habitants de la localité de Doujaïl au nord de Bagdad, après des tirs contre le convoi de l’ancien président. Ils risquent la peine de mort. L’ex-président, capturé en décembre 2003, et nombreux de ses anciens collaborateurs sont accusés de crimes contre l’humanité et crimes de guerre, mais l’instruction d’autres affaires, comme les massacres de Kurdes et de chiites, n’a pas encore été achevée. C’est surtout dans le fief de l’ex-dictateur à Tikrit, au nord de Bagdad, que la tension était la plus forte à l’ouverture du procès. L’armée américaine et la police irakienne ont tiré en l’air pour disperser une manifestation des fidèles de Saddam Hussein, dénonçant le procès. A Doujaïl, les habitants ont réclamé la peine de mort pour le président déchu. Les manifestants, dont des femmes portant des portraits de leurs proches tués en 1982, ont déployé des banderoles demandant “l’exécution du tyran”. Avant l’ouverture du procès, deux obus de mortier se sont abattus sur la Zone verte, sans faire ni victimes ni dégâts.Synthèse L’Economiste

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