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    Economie

    Investment Grade
    Visa pour le marché financier international

    Par L'Economiste | Edition N°:3244 Le 31/03/2010 | Partager

    . Une émission obligataire en euros et d’une maturité de dix ans. Les Finances en phase de sélection des banques conseil. L’opération prévue dans quelques semainesEt si le Maroc revenait sur le marché financier international? L’idée a déjà été évoquée à plusieurs reprises par les observateurs. Mais cette fois-ci, elle vient d’être confirmée par Salaheddine Mezouar, ministre des Finances. Et c’est pour 2010. Le Maroc retournera donc sur le marché financier international fort de la toute nouvelle notation que vient de lui attribuer Standard & Poor’s. En effet, l’agence américaine de rating vient d’améliorer la note du crédit souverain de la dette à long terme en devises de BB+ à BBB- et de la dette en monnaie locale à long terme de BBB à BBB+, avec des perspectives stables. L’agence a également relevé la note à court terme en devises de B à A3 et la note à court terme en monnaie locale de A3 à A2. Un saut qualitatif qui vaut au Maroc l’accès à la catégorie Investment Grade (cf. www.leconomiste.com). Un visa que le Royaume vient de décrocher après dix ans d’attente. «L’agence considérait que le Maroc devait encore accomplir des progrès pour obtenir cette notation», déclare le ministre des Finances, non sans un brin de fierté, au cours d’une conférence de presse organisée lundi 29 mars. Le mérite en est d’autant plus grand que, «le Maroc est le seul pays à avoir obtenu cette année l’amélioration de sa note». En effet, au cours de ces deux dernières années, marquées par la crise financière internationale, Standard & Poor’s a revu la note de 33 pays, dont 25 ont été rétrogradés et 2 ont été écartés de l’Investment Grade. De plus, au cours des cinq dernières années, et outre le Maroc, cinq autres pays seulement ont vu leur notation améliorée. Il s’agit de la Russie, de la Roumanie, du Brésil, du Pérou et de l’Inde. L’accès du Maroc à l’Investment Grade intervient après les rapports favorables de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international. Et l’agence de rating a relevé «l’effort considérable déployé en matière de réduction du fardeau de la dette publique au cours de la dernière décennie, rendu possible grâce à un assainissement budgétaire continu dans un environnement international défavorable». Sur le volet social, Standard & Poor’s a mis en exergue les progrès réalisés par le Maroc en matière de lutte contre la pauvreté et l’analphabétisme. Autant de facteurs qui augmentent la compétitivité du Maroc et lui permettent de bénéficier d’une plus grande ouverture internationale.Première conséquence de l’obtention de la note BBB-, la Banque Populaire a vu sa notation améliorée dès le lendemain. D’autres entreprises pourront bénéficier des retombées de la nouvelle notation du Maroc.Selon l’argentier du Royaume, grâce à l’Investment Grade, le Maroc pourra élargir la base des investisseurs puisque certains d’entre eux, en raison de leur règlement intérieur, ne souscrivent qu’aux titres des pays notés dans cette catégorie. La nouvelle notation du Maroc aura également des retombées positives en termes d’attraction des investissements étrangers (IDE) puisque les investisseurs suivent de près l’évolution des notations des pays où ils souhaitent investir. Autre impact positif de la note BBB-, la possibilité pour le Maroc d’obtenir de meilleures conditions de financement sur le marché à travers la réduction de la prime de risque aussi bien pour le pays que pour les institutions. L’obtention d’une appréciation favorable d’une agence de rating ne signifie nullement de dormir sur ses lauriers. Et le ministre des Finances en est conscient. Selon Mezouar, «pour préserver cet avantage, il est important pour le Maroc de poursuivre et d’accélérer les réformes. Et dans le contexte régional, le statut avancé est considéré comme un des éléments d’accélération de ces réformes».


    Réintégration en fonction des besoins

    Maintenant qu’il est mieux coté sur le marché financier international, quel est le montant que le Maroc compte lever? «Il sera fonction de notre appréciation des besoins de financement de l’économie nationale», répond Salaheddine Mezouar, ministre des Finances. Le degré d’intérêt exprimé par les investisseurs internationaux constituera également un élément d’appréciation pour la détermination de l’échéance et du montant des fonds à lever. Ainsi, pour financer ses chantiers structurants, le Maroc compte lancer une émission obligataire en euros, d’une maturité de 10 ans à l’image de la levée de fonds réalisée en 2007 et qui avait porté sur 500 millions d’euros. «Aujourd’hui, il y a un gros appétit pour le papier Maroc et nous sommes en train de discuter avec de grandes banques internationales», affirme Zouhair Chorfi, directeur du Trésor.Hassan EL ARIF

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