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Affaires

Investissements: Qui sont ces Jordaniens qui s’allient à la CDG
Entretien avec le PDG à l’international de la holding Mawared

Par L'Economiste | Edition N°:2693 Le 16/01/2008 | Partager

Un investissement stratégique et à long terme, englobant plusieurs secteurs et plusieurs villes marocaines. Ce sont les ambitions de la société nationale jordanienne de ressources d’investissement et développement Mawared qui a paraphé une convention d’investissement en partenariat avec la CDG à l’occasion de la visite du roi de Jordanie au Maroc. Mawared démarre avec un projet touristique intégré à Tarfaya et une extension de la station de My Yacoub. D’autres projets suivront à Zénata, Hoceima…En Jordanie, ce groupe gère des projets de développements d’un portefeuille de 4 milliards de dollars et est considéré comme chef de file de la transformation industrielle et immobilière sous le règne Abdallah lI. Interview de son PDG à l’international Akram Abu Hamdan.- L’Economiste: Le Maroc est le premier pays où Mawared mène un investissement direct à l’international. Pourquoi ce choix?-Akram Abu Hamdan: Mawared international est une holding jordanienne d’investissement et d’aménagement qui a 7 ans d’existence. C’est un des chefs de file dans la transformation industrielle et immobilière jordanienne et dont la vision s’est inspirée du renouveau voulu par roi Abdallah II. Le groupe gère des projets de développements d’un portefeuille de 4 milliards de dollars en Jordanie. A l’international, la holding évolue aussi rapidement pour devenir un promoteur international avec un siège à Luxembourg et plusieurs filières. Ainsi, elle possède des intérêts commerciaux dans la région du Golfe à Dubaï notamment, en Turquie, en Europe de l’Est, en Europe centrale comme Londres. Mais, nos projets au Maroc sont les premiers investissements en dehors de la Jordanie entrepris par la société mère. Depuis 9 mois que nous prospectons au Maroc et étudions les opportunités, nous avons identifié de nombreux sites et secteurs. Et nous avons opté de suivre la vision de développement économique, touristique et d’investissement du Maroc qui concorde parfaitement avec nos objectifs d’investissement à l’international.Avec la Caisse de dépôt et de gestion, le premier contact s’est effectué à Amman, lors du World Economic Forum. Une rencontre durant laquelle nous avons pu mettre en exergue les possibilités de coopération dont un investissement de la caisse des dépôts et de gestion marocaine dans le projet phare jordanien Madinat Al Sharq, porté entre autres par Mawared. Il s’agit d’un mégaprojet immobilier sis dans des anciens camps militaires (zarqa) qui seront transformés en centre urbain et commerciaux et pour une population de 500.000 habitants d’ici à l’an 2025. Maintenant, il est clair aussi que la conjoncture favorable au Maroc, la qualité des relations politiques entre les deux pays, le soutien des deux Rois a été favorable à l’accélération de nos projets au Maroc. Comme il est tout aussi normal que nous concluions des accords avec la CDG au vu de la complémentarité de nos compétences et les orientations des deux organismes.- Vos projets d’investissement au Maroc ont été donc boostés par la volonté diplomatique…!- Il n’y a pas que cela. L’amitié entre les deux pays y est pour une partie. Maintenant, nous sommes une holding d’investissement qui cherche d’abord son intérêt. Et avec le développement que connaît le Maroc dans plusieurs domaines, nous ne pouvions pas passer à côté d’une telle opportunité. - Finalement, vous avez décidé d’investir en partenariat avec la CDG. Comment sera capitalisé le projet?- Les accords que nous avons conclus et paraphés devant les deux Rois engagent les deux organismes sur des investissements dans plusieurs domaines. Ceci étant, chaque projet sera constitué en société propre et dont le capital pourrait être ouvert à d’autres investisseurs. D’où la complémentarité entre les compétences de la CDG et Mawared que j’ai déjà évoquées. Mawared est une holding qui investit plusieurs chantiers et domaines en partenariat avec de grands spécialistes de l’immobilier, du tourisme, des services, des télécommunications…Nous avons l’ambition de mener au Maroc un investissement stratégique, à long terme. Nous commençons par My Yacoub et Tarfaya, parce que les business-plans sont prêts, mais sous sommes aussi en prospection pour d’autres sites. - Lesquels et dans quels secteurs?- Des études sont en cours pour des projets à Kénitra, Zénata, Hoceima et le new Casablanca, dans les secteurs du tourisme et les services comme les malls, etc. Je ne vous en dis pas plus. - Revenons à l’actuel alors. C’est quoi au juste le projet de Tarfaya? - Il s’agit d’un projet touristique intégré à Tarfaya pour un investissement prévisionnel de 1,23 milliard de dollars. Nous voulons en faire un grand projet sur une plage de sable sans discontinuité sur près de 50 kilomètres, côtoyée de dunes. Je n’ai pas besoin de vous présenter Tarfaya, ses atouts à proximité des Iles canaries, et son histoire. Tarfaya, escale de l’Aéropostale et cadre de vie de Saint-Exupéry durant dix-huit mois a une page d’histoire à exploiter. Le projet d’investissement englobe d’ailleurs le côté culturel et le développement d’une industrie cinématographique sur place (ndlr: le terrain est déjà déblayé. Des marques de voitures tout-terrain font régulièrement des essais et tournent des films publicitaires à Tarfaya)Quant au projet à My Yacoub, il adopte un concept basé sur l’écotourisme qui est à même de promouvoir cette destination déjà populaire. Mawared va investir dans ce projet 150 millions de dollars- Des projets sur Marrakech?- Evidemment, c’est le produit phare du développement touristique du Maroc. Nous avons préféré commencer d’abord avec les villes balnéaires.


Les chantiers lancés avant la mi-2008

«Nous voulons développer un partenariat et un investissement stratégique», insiste longuement de son coté Emad Omar, directeur de Mawared International Maroc, filiale de la holding jordanienne installée à Tanger. La société évolue rapidement pour devenir un promoteur international. «Nous n’avons pas de temps à perdre», commente Omar, qui insiste sur la « qualité d’accueil et les facilités» que la holding a trouvés au Maroc. Ainsi, pour son investissement à Tarfaya et à My Yacoub, en partenariat avec la CDG, une commission mixte qui sera créée d’ici deux semaines devra donner rapidement son avis sur les statuts des sociétés à créer. Et les chantiers devront être lancés avant la mi-2008. Propos recueillis par Badra BERRISSOULE

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