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    Investissements industriels agréés : L'embellie se confirme

    Par L'Economiste | Edition N°:154 Le 17/11/1994 | Partager

    Les projets d'investissements ont enregistré une nouvelle hausse en septembre. Les dépenses en devises représentent près de 60% du montant global à investir: L'agro-alimentaire, le textile et la chimie-parachimie restent les secteurs de prédilection.

    Les investissements industriels agréés par le Ministère du Commerce et de l'Industrie (MCI) à fin septembre 1994 se sont chiffrés à 7,37 milliards de DH, en hausse de 21% par rapport à la même période de 1993. De l'avis de M. Alami, chef de la Division des Statistiques et de la Documentation au MCI, cette progression devrait se maintenir au cours des prochains mois. Elle est la preuve que les entrepreneurs ont confiance dans les perspectives de croissance économique, affirme-t-il.

    Taux de réalisation ?

    En fait, pour apprécier le comportement des investissements, il convient de s'intéresser aux projets qui voient réellement le jour. Auprès du MCI, il est indiqué qu'il est difficile d'avancer un taux de réalisation annuel des investissements agréés vu que ces derniers interviennent avec parfois quelques années de décalage entre l'agrément du Ministère et le lancement effectif du projet. Selon une enquête menée par le MCI sur dix années d'agréments, les projets initiés mettent en moyenne 12 à 18 mois avant d'être concrétisés. M. Alami précise en outre que 85% des projets sont réalisés.

    Sur le seul mois de septembre 1994, les investissements ont totalisé 534 millions de DH, soit une progression de 13% sur le même mois de l'année dernière. Près des trois quarts (82%) de ce montant relèvent des promoteurs privés marocains, contre 18% pour les investisseurs étrangers.

    Sur les 335 dossiers agréés, 73 concernent des créations d'unités et 262 des extensions. Parmi ces extensions, deux seulement pèsentent plus de 30 millions de DH. Il s'agit de la cimenterie Cadem sise à Meknès (36 millions de DH) et de la minoterie Matahine Safia située à Béni-Mellal (32,2 millions de DH). Côté créations, aucun des projets n'atteint 30 millions de DH d'investissement.

    L'ensemble des affaires initiées nécessite des dépenses en devises de 319 millions de DH (près de 60% du total), ce qui représente une augmentation de 10% par rapport à septembre 1993. Le financement de ces projets doit provenir pour 58% de fonds propres et de 36% de crédits bancaires.

    Les 6% restants sont répartis à égalité entre les crédits fournisseurs (9%) et le leasing (2%). S'ils sont réalisés, ces projets doivent générer 4.196 emplois, soit 31% de moins qu'en septembre de l'année dernière. Près des deux tiers de ces emplois intéressent deux branches: textile et cuire (44%) et chimie et parachimie (20%).

    L'investissement moyen par dossier ressort donc à 1,6 million de DH pour la création de 13 emplois nécessitant chacun 127.000 DH l'an.

    L'agro-alimentaire a attiré 28% du montant à investir et 15% des emplois à Créer . Cette branche est talonnée par les industries chimiques et parachimiques, qui ont concentré 27% de l'investissement global, et par les industries textiles et du cuir (23%). Les investissements projetés dans les entreprises à caractère industriel représentent 15% du total investi et 11% des emplois à créer. Ceux prévus dans les industries métalliques et mécaniques et électriques et électroniques pèsentent respectivement 4 et 3%. La répartition régionale des investissements place la Wilaya de Casablanca au premier rang avec 190 millions de DH (36% du total) et 41% des emplois à créer (1.736). Avec 51 millions de DH, la Wilaya de Meknès vient en deuxième position. Une place qu'elle a raflée grâce à l'extension de Cadem qui représente à elle seule 36 millions de DH. Dans la Wilaya de Marrakech, ce sont 43 millions de DH qui devraient être investis

    L'Inde est là

    Pour ce qui est des investissements étrangers enfin, la France arrive en tête avec 37 millions de DH dont 84% destinés aux textiles et cuir (43%) et à la branche chimie-parachimie (41%). Elle est suivie de l'Angleterre qui a initié des affaires totalisant 16 millions de DH concentrés à hauteur de 89% dans la chimie-parachimie. L'Inde lui emboîte le pas avec 12 millions de DH totalement drainés par l'industrie textile et du cuir.

    Hakima ELMARIKY

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