×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Courrier des Lecteurs

Investissements industriels agréés en 1995 : La chimie-parachimie conserve tout son attrait

Par L'Economiste | Edition N°:219 Le 29/02/1996 | Partager

Après la baisse de 1992 et 1993, les investissements agréés ont repris du poil de la bête. L'important redressement qu'ils avaient enregistré en 1994 s'est confirmé l'année suivante, avec en vedette l'Espagne et les industries chimiques et parachimiques.

Le Ministère du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat (MCIA) a visé conformes 5.849 dossiers en 1995, représentant 14,2 milliards de DH, soit 26% de plus qu'en 1994.

Selon le rapport annuel du MCIA, ces dossiers nécessitent des dépenses en devises de plus de 9 milliards (soit 66% du montant investi) et doivent être financés à hauteur de 58% par fonds propres, 31% par crédits bancaires, 7% par crédits fournisseurs et 4% par leasing. Sur les 5.849 affaires initiées, 2.199 concernent des petites et moyennes industries (PMI), soit 38% de l'ensemble, et totalisent un peu plus de 1,9 milliard de DH pour 39.841 emplois à créer. L'investissement moyen par dossier pour ces PMI est de l'ordre de 879.000 DH, le coût par emploi s'élevant à 49.000DH en moyenne. Les variables investissement et emploi ont augmenté respectivement de 29 et 20% par rapport à l'année dernière, note le MCIA.

S'ils se concrétisent, l'ensemble des projets agréés l'année dernière devraient permettre la création de 80.000 emplois, soit 14% de plus qu'en 1994. L'investissement moyen par dossier ressort donc à 2,4 millions de DH pour la création de 14 emplois nécessitant chacun 179.000DH.

Quelque 72% des emplois projetés sont concentrés sur trois branches: textile et cuir (37%), chimie-parachimie (18%) et agro-alimentaire (17%). Ces trois branches ont drainé 73% de l'investissement global: 28% pour la chimie-parachimie qui se maintient en tête, 27% pour l'agro-alimentaire et 18% pour le textile et cuir.

Les investissements prévus dans les entreprises à caractère industriel représentent 17% du total, contre 3% pour les industries électriques et électroniques, 6% pour celles métalliques et mécaniques et enfin 1% pour les entreprises de services liés à l'industrie.

Totalisant 822 millions de DH destinés pour 55% à l'industrie du textile et du cuir, l'Espagne s'est hissée au premier rang et a ainsi détrôné la France qui passe en deuxième position avec 713 millions de DH consacrés à hauteur de 37% à l'industrie chimique et parachimique. La Hollande s'est adjugé la troisième place (337 millions dont 52% vont à la chimie-parachimie) devant l'Italie (335 millions), la Suisse (106 millions) et l'Angleterre (94 millions). Pour leur part, les Etats-Unis entendent investir 77 millions de DH dont 66% destinés à l'agro-alimentaire. Le reste des promoteurs étrangers représente un montant global de 449 millions de DH. Pour ce qui est de la distribution régionale, le rapport du MCIA fait ressortir la prédominance de la Wilaya de Casablanca qui a attiré près de 5,2 milliards de DH et 35% des emplois à créer. Arrive en deuxième position la Province de Settat avec, 1,78 milliard et 6% des emplois, suivie de la Wilaya de Rabat (913 millions, 10%) et de la Province de Kénitra (760 millions pour 4% des emplois). Le reste des régions totalise un peu plus de 5,5 milliards pour 45% des emplois programmés.

En six ans, de 1990 à 1995, les investissements agréés auront progressé de 12%, et ce en dépit de fortes variations en 1990 (+35%), 1994 (+36%) et 1995 (+26%). La faiblesse du taux de croissance depuis 1990 est en grande partie attribuée à la baisse consécutive des investissements projetés en 1992 (-7%) et 1993 (-19%). Le recul de 7% enregistré en 1992, le premier depuis de longues années, avait figuré parmi les indicateurs de crise aux côtés, notamment, des difficultés de trésorerie alors vécues par de nombreuses entreprises.

Le redressement des investissements agréés relevé en 1994 avait traduit le regain de confiance des industriels dans les perspectives de croissance de leur économie après deux années consécutives de crise. Avec l'annonce d'une bonne campagne agricole 1994 et la reprise de l'économie nationale et mondiale, les industriels avaient en effet ressorti leurs projets des cartons.

H.E.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc