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    Economie

    Investissements directs étrangers
    Le décollage se fait attendre

    Par L'Economiste | Edition N°:1719 Le 05/03/2004 | Partager

    . Les investissements spontanés n'ont pas relayé les privatisations. C'est le prix du retard des réformes de deuxième générationLe Maroc réussit-il à attirer des investissements directs étrangers (IDE)? Les progrès réalisés au niveau de l'environnement économique et institutionnel sont-ils suffisants pour accélérer le mouvement? Au lendemain de la signature de l'accord de libre-échange avec les Etats-Unis, il est opportun de dresser le bilan de la dernière décennie. A rappeler que parmi les objectifs prioritaires de l'accord d'association avec l'Union européenne, figure en bonne place le développement des IDE. En fait, au terme de la décennie 1992/2002, le bilan est plutôt modeste. Certes, la tendance lourde des investissements directs étrangers drainés par le Maroc s'inscrit à la hausse, mais elle est accompagnée de fortes variations annuelles. Les flux ont à peine dépassé 5,2 milliards de DH en 2002 alors qu'ils avaient explosé à 30,6 milliards une année plus tôt, selon la direction des Investissements au ministère des Finances. De même, ils clôtureront l'année 2003 à un peu plus de 21 milliards de DH, d'après les derniers chiffres de l'Office des Changes. Cette évolution en dents de scie résulte de l'absence de consolidation des acquis. Le Maroc peut paraître attractif à un moment donné (privatisation, conversion de la dette extérieure en investissement) ou présenter quelques atouts (coût de la main-d'oeuvre, proximité du marché européen, stabilité politique). Mais il ne réussit pas à capitaliser sur les opérations déjà réalisées, en attirant de nouveaux investisseurs de façon spontanée. De plus, si les IDE ont progressé au cours de la dernière décennie, c'est surtout grâce au programme de privatisations. Pour preuve, entre 1993 et 2002, le transfert d'une soixantaine d'entreprises nationales au secteur privé a permis à l'Etat d'encaisser plus de 44 milliards de DH, dont près de 80% sont d'origine étrangère. Les privatisations et les concessions de services publics auraient pu servir de tremplin pour déclencher l'expansion de l'investissement étranger si le train de réformes structurelles avait suivi un rythme plus soutenu (justice, code du travail, foncier…). Or, ces réformes “de seconde génération” sont toujours en cours de mise en place. C'est ce décalage qui donne l'impression que le Maroc se trouve constamment au point de départ. Et les décideurs doivent sans cesse démarcher et convaincre. Parallèlement, en l'espace de dix ans, le contexte mondial est devenu beaucoup plus concurrentiel et les mouvements de délocalisation changent constamment de direction. Les yeux rivés sur les facteurs d'attractivité des pays émergents, les investisseurs étrangers n'hésitent pas à changer de site à la moindre opportunité. “L'explosion des technologies de l'information et la baisse des coûts logistiques rendent possible la production de biens et services dans plusieurs pays. Les processus de production sont de plus en plus dissociés et répartis entre plusieurs points de la planète. Ce qui permet de tirer profit des différences de coûts et des conditions les plus favorables aux investissements”, explique la Cnuced dans son dernier rapport sur l'investissement dans le monde diffusé en septembre 2003. Il est désormais possible de produire des composants et des pièces détachées dans plusieurs points de la planète et de les faire circuler avant de les assembler. Pour le Maroc, qui tirait l'essentiel de son avantage compétitif de la proximité géographique du marché européen, la tâche est ardue. Il ne suffit plus d'attirer de nouveaux investissements étrangers, encore faut-il maximiser les chances de les garder.


    Toujours les mêmes carences

    Le Maroc se situe dans le standard des pays de la région sud méditerranéenne. Il a drainé près de 5 milliards de dollars entre 1998 et 2002. En dépit de la montée de la concurrence entre ces pays pour attirer l'investissement étranger, les flux ne se sont pas intensifiés dans la région. Pourtant, la plupart ont engagé des réformes du code d'investissement pour répondre aux attentes des investisseurs et adopté des mesures pour améliorer le climat des affaires. “Mais cela n'a pas permis d'accroître l'attractivité de ces pays pour les IDE”, relève la direction de la Politique économique générale (ministère des Finances).Pour le cas du Maroc, les obstacles à l'expansion de ces flux sont identifiés. Il s'agit de la volatilité et de l'insuffisance de la croissance économique, l'étroitesse du marché intérieur, de l'importance du déficit budgétaire structurel et de la qualification insuffisante de la main-d'oeuvre. De plus, les marchés financiers ne soutiennent pas suffisamment l'investissement productif et le système bancaire reste peu concurrentiel.Mouna KABLY

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