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Economie

Investissements: Ces groupes qui osent aller à l’étranger

Par L'Economiste | Edition N°:2646 Le 07/11/2007 | Partager

. Après l’Afrique du Sud, le Royaume 1er investisseur étranger du continent. Les investissements ont été multipliés par 7 depuis 2000. L’industrie pharmaceutique à suivre de très prèsInvestissements record des Marocains à l’étranger en 2006. Nos compagnies se sentent de plus en plus pousser des ailes, principalement en Afrique où elles ont investi plus de 4 milliards de DH en une année: dans les secteurs de la finance, du commerce, de l’industrie pharmaceutique, de l’immobilier, des télécommunications. Certes, le montant n’est pas encore éloquent, mais il a quand même été multiplié par 7 depuis 2000. Autre particularité, le Maroc est le 2e pays du continent après l’Afrique du Sud à avoir le plus investi à l’étranger en 2006. . Champions nationaux, champions régionauxCela annonce une autre étape dans le comportement de l’économie marocaine. Le Maroc n’est plus seulement un réceptacle, par ailleurs fort rentable, des investissements étrangers. La construction de champions nationaux, bien de chez nous, donne naissance, par croissance concentrique, à des champions régionaux. Les entreprises privées sont de plus en plus grandes, structurées, armées pour l’assaut de pays qui, il y a à peine quelques années, étaient «ignorés». Ce qui par ailleurs est conforme à la vision du Souverain sur le rôle du Maroc en Afrique (cf. nos nombreuses analyses, www.leconomiste.com).L’essentiel des investissements des compagnies marocaines sont en effet réalisés en Afrique francophone de l’Ouest. Qui a donc pris les devants pour saisir ces opportunités?Lesieur Cristal est allée en Tunisie et détient 36% du capital de la société «La Raffinerie Africaine». Sevam toujours chez nos voisins tunisiens détient la majorité (65,7%) des parts de Sotuver, leader dans la verrerie pour un montant de 120 millions de DH. Ynna Holding (Groupe Chaâbi) a choisi la Jordanie pour y détenir des participations chez le cimentier Lafarge Jordanie. Ce groupe est présent à l’étranger depuis les années 60 dans les BTP, notamment en Libye, Tunisie, Côte d’Ivoire, et Egypte. Fipar Holding (filiale de la CDG), misant sur le tourisme, est entré dans l’actionnariat du Club Med (10% des parts), et celui du géant tour-opérateur TUI.Dans le secteur bancaire, Attijariwafa bank est très offensive. Le groupe a créé sa filiale au Sénégal «Attijariwafa bank Sénégal» pour un investissement de 38.5 millions de DH. AWB a racheté 66,7% du capital de la Banque Sénégalo-Tunisienne. BMCE déjà implantée en Afrique détient 35% du capital du holding financier luxembourgeois Bank of Africa.Maroc Telecom a investi le Burkina Faso par l’acquisition de 51% du capital de l’opérateur burkinabé Onatel. Au Gabon, le groupe marocain a pris le contrôle de Gabon Télécom (51% des parts) pour un montant de 61 millions d’euros.En dépit de nombreuses contraintes, le transport aérien national affiche formellement son ambition d’investir l’Afrique, en l’occurrence par l’acquisition de Royal Air Maroc d’Air Sénégal à hauteur de 51%. Dans le transport maritime, Comanav a acquis 51% de la société mixte sénégalaise Somat.. L’opportunité vaut le risqueSi l’investissement à l’étranger est traditionnellement tourné vers l’immobilier et les grands secteurs stratégiques (télécommunications, transport), l’industrie pharmaceutique perce timidement, en particulier concernant le secteur des médicaments génériques dans lequel le Maroc se défend bien.A ce jour, selon la Direction des investissements, deux laboratoires représentent le secteur en Afrique: Sothema et Pharma5. Mais l’industrie pharmaceutique est construite historiquement pour servir le marché domestique et est dotée de compétences technologiques ayant permis au Maroc de se spécialiser. Elle a toujours été protégée par des barrières réglementaires. D’où la difficulté de l’assaut. Le gouvernement actuel, selon des sources dignes de foi, réfléchit à un plan d’exportation et de conquête des opportunités sur les marchés prioritaires voisins de cette industrie. A suivre donc de très près...Par ailleurs, la diplomatie économique, lancée par la politique royale en Afrique, a permis de développer nombre d’accords avec les pays qui reçoivent nos investissements. En l’occurrence, les Accords de protection et de promotion des investissements (APPI) permettant une protection légale dans le pays d’accueil. Le Royaume en a signé 16 avec les pays africains mais, explique la Direction des investissements étrangers, seuls 3 sont entrés en vigueur en raison de processus de ratification particulièrement lents. Preuve que pour nos entreprises l’opportunité vaut bien le risque!


OCP, 30% du marché mondial

Le groupe OCP est le 1er exportateur mondial de phosphate sous toutes ses formes avec près de 29% des parts de marché. Le Maroc détient à lui seul les trois quarts des réserves mondiales. C’est dire le poids du groupe, qui réalise un chiffre d’affaires annuel de plus de 16 milliards de DH (2006), dans l’investissement étranger marocain.Sa stratégie de développement a permis de conclure des partenariats durables avec ses clients (livraison, production).Le groupe OCP est présent en Belgique, en Inde, au Pakistan, au Brésil et aux Etats-Unis par le biais de joint-venture de ses filiales (Prayon, Emaphos, Imacid, Zuari Maroc Phosphate, Pakistan Maroc Phosphore, OCP et Bunge, OCP et Mosaic).H. B.

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