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Investissement socialement responsable
Les ONG étrangères nous ont à l’œil

Par L'Economiste | Edition N°:2164 Le 05/12/2005 | Partager

. Zéro pointé pour la promotion des conditions de travail. PME, le parent pauvre de l’ISRVingt-deuxieme sur une liste de 27 pays. Telle est la place accordée au Maroc par l’ONG américaine Vérité, à l’issue d’une enquête sur les conditions de travail menée dans plusieurs pays en développement. Le verdict est sans appel. Le Maroc est loin d’être aux normes sur ce plan. En tête de liste, figurent les pays de l’Europe de l’Est, suivis par d’autres pays d’Amérique latine, comme l’Argentine, et du Moyen-Orient comme Israël, la Jordanie et l’Egypte. Si le Maroc, lui, a décroché un 10/10 en matière de législation, nouveau code du travail aidant, il a eu zéro dans la rubrique “Mesures concrètes et travail du gouvernement pour la promotion des conditions de travail”. Ce constat a été établi par Fatiha Ibrahimi, représentante régionale de cette ONG lors des Intégrales de l’investissement à Skhirate. Compte tenu de l’importance de l’ONG, il est donc à prendre au sérieux. L’organisation a pour mission, notamment, de mener des études et enquêtes sur des pays pour le compte de plusieurs fonds de retraites américains, dont le très puissant CALPERS (California Public Employees’ Retirement System). En fonction des ratings établis, ces fonds décident d’investir dans un pays, ou non. La capacité d’attraction du Maroc paraît, de ce fait, loin d’être acquise. Ceci, compte non tenu des efforts menées par plusieurs organismes au Maroc, privés comme publics, et qui ont été exposés lors de cette rencontre. C’est le cas, à titre indicatif, de Ciments du Maroc, qui a fait de la sécurité dans les lieux de travail son cheval de bataille. C’est également le cas d’Accor, avec ses multiples projets de formation, et l’engagement solennel de Jean-Robert Reznik, président du directoire de Risma, “de débloquer un million de DH pour tout éventuel fonds qui s’inscrirait dans ce cadre”. Mais peut-on pour autant parler d’investissement socialement responsable?Marquant sa méfiance à la fois vis-à-vis des notes attribuées par des organismes internationaux au Maroc et des nouveaux concepts, le ministre de la Modernisation des secteurs publics, Mohamed Boussaïd, a mis le doigt sur plusieurs points risquant de vider le concept de sa substance. Pour lui, la priorité dans tout ISR est l’investissement en lui-même. “Est-ce qu’il y a dans notre pays un investissement irresponsable? C’est à ce niveau qu’il faut agir, en éliminant toute forme d’investissement qui porterait atteinte à nos ressources naturelles, à la dignité des salariés ou qui donnerait lieu à des spéculations destructrices”, a déclaré le ministre. Pour lui, le rôle social de toute entreprise est, d’abord, de dégager des bénéfices et créer de la richesse. “L’entreprise n’est pas une maison de bienfaisance. Ses premiers rôles sociaux sont de payer ses impôts et de rémunérer ses employés”, a ajouté Boussaïd. . Est-ce à l’Etat d’être au service de l’entreprise ou l’inverse?La distribution des richesses, elle, relève de l’Etat. Par ses investissements publics, dans le respect des règles de la transparence et de la solidarité, l’Etat est un acteur économique et un régulateur social. Est-ce à l’Etat d’être au service de l’entreprise ou l’inverse? Réponse du ministre: les deux sont au service du pays. L’ISR pose également pour Boussaïd la question des convergences possibles entre croissance économique et développement social. “Sur ce point, il n’existe pas d’expérience parfaite. Et le Maroc multiplie les efforts pour développer un modèle qui lui soit propre et dont l’Initiative nationale de développement humain (INDH) est l’une des meilleures illustrations”. Pour lui, la responsabilité sociale de l’entreprise n’est pas à mettre dans le panier du mécénat, mais dans le cadre d’une démarche pérenne, spontanée et loin des enjeux liés à son image et sa communication. Un point sur lequel Dominique Drouet, président du directoire de Holcim Maroc, a également insisté, soulignant que le fond du sujet a quelque peu été omis. “Ce fond est celui des petites et moyennes entreprises, qui représentent le plus gros des investissements, au Maroc et dans le monde, et qui sont concernées au premier chef par la responsabilité sociale. Et c’est cette grande majorité qu’il faut intégrer”. Pour lui, l’ISR n’est pas ce reflet d’image que tentent de renvoyer les entreprises: “qu’une entreprise comme la nôtre traite ses déchets ne relève pas de la responsabilité sociale, mais du devoir. Et le sponsoring n’est pas du développement durable”. La messe est dite.Tarik QATTAB

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