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Economie

Introductions en Bourse
Pourquoi tant de désamour?!

Par L'Economiste | Edition N°:3179 Le 28/12/2009 | Partager

. Pas une seule introduction!. Fiscalité fortement dissuasive. Le ministère des Finances n’a pas tenu ses promesses de réformesPAS une seule introduction en Bourse en 2009. Une situation qui risque encore, en l’état actuel des choses, de perdurer. Et pour cause, plusieurs mesures mises en chantier n’ont toujours pas été appliquées. D’autres tardent à être instaurées. «Ces hésitations à répétition pour mettre rapidement en place un dispositif clair et efficace font que nombre de sociétés, prêtes pourtant à se lancer en Bourse, finissent par stopper le processus pour attendre un meilleur timing», s’indigne-t-on auprès du marché. A ce titre, il faut rappeler l’exemple de Trarem qui avait fait marche arrière au dernier moment. A cet exemple s’ajoute celui de Marjane, qui, aux dires de certains analystes, «attend toujours le moment propice pour s’introduire». Et le marché cite bien d’autres exemples.Parmi les facteurs qui n’incitent pas de nouveaux candidats à rejoindre la Bourse, une fiscalité toujours peu attrayante. Une situation qui ne risque pas de s’arranger puisque la loi de Finances 2010 n’a pas prorogé l’exonération partielle de l’IS pour les entreprises nouvellement introduites.Parallèlement, les privatisations attendues, pour redynamiser la place et stimuler les opérateurs, n’ont pas eu lieu malgré les difficultés budgétaires. C’est notamment le cas de Marsa Maroc, OCP, RAM… Idem pour le fameux dispositif d’octroi aux entreprises de la possibilité d’acquérir, de manière dérogatoire, leurs propres titres dans le cadre du programme de rachat sans fixer de prix minimum. Pourtant, ce dispositif devrait permettre d’éviter l’effet soutien de cours, tout en contenant les tendances liées à la prédominance des transactions de rachat sur un titre. Autre point faible, la réglementation sur le renforcement de l’indépendance et la transformation statutaire de la Bourse. Celles-ci n’ont d’ailleurs toujours pas été appliquées. L’objectif de cette refonte était pourtant d’ouvrir le capital de l’institution financière pour attirer de nouveaux actionnaires institutionnels. Il s’agissait d’adopter une structure de gouvernance plus claire, fonctionnant comme une entreprise avec une direction générale et un conseil d’administration. Ce qui agirait indéniablement sur le capital image de la place et sur tout son système de gestion.A côté, l’adoption du plan de développement de la Caisse centrale de garantie, pour la période 2009-2012, n’en est encore qu’à ses débuts. Ce programme devra sensiblement faire la différence puisqu’il annonce l’encadrement des opérations de prêts et emprunts de titres, ainsi que la sécurisation du dispositif de règlement et livraison des titres.Sur un autre registre, de récentes mesures prévoient d’accorder aux compagnies d’assurances la possibilité de détenir jusqu’à 60% d’actions cotées en représentation de leurs provisions techniques. Pour rappel, celles-ci sont aujourd’hui plafonnées à 50%. Une augmentation qui devrait permettre à ces investisseurs institutionnels de renforcer leur capacité d’intervention sur le marché boursier s’ils s’y intéressent, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. D’autres facteurs pèsent également sur le choix des entreprises qui préfèrent attendre avant de se lancer en Bourse. On peut citer l’arrêt de certains programmes de rachat en 2008, ayant atteint le seuil bas de la fourchette autorisée, ce qui a accéléré le mouvement de vente sur les valeurs concernées et donc la baisse de leurs cours. Dans le même sillage, la diffusion d’informations non publiques relatives au carnet d’ordres de la Bourse de Casablanca. Une aberration intervenue en raison d’une erreur de paramétrage au moment de la migration vers le nouveau système de cotation en mars 2008 et qui a agi comme puissant facteur de dissuasion. Les rachats de parts d’OPCVM dépassant les souscriptions, et qui avaient contraint les organismes de placement à céder une partie de leur portefeuille afin de faire face aux demandes de rachat, n’ont également pas manqué de souligner la versatilité du marché.Enfin, la ventilation des volumes des transactions reste marquée par une baisse des flux transactionnels sur toutes les catégories d’investisseurs. L’activité globale continue d’ailleurs à se maintenir sur un trend baissier.


Potentiel

DE l’avis de bon nombre d’acteurs de la place, le potentiel du marché boursier en tant que dopant de l’économie nationale reste encore «très sous-exploité». En cause notamment, «la conjoncture internationale et son impact psychologique, l’insuffisance de la culture boursière ainsi que la sous-bancarisation». Les investisseurs institutionnels continuent en effet à privilégier les résultats à court terme, alors qu’ils gèrent des fonds censés produire des revenus à long terme. Consciente de tout son potentiel, la Bourse se fixe des objectifs bien ambitieux. Elle veut drainer pas moins de 75 nouvelles introductions pour atteindre 150 sociétés cotées à l’horizon 2015. Une barre, loin d’être atteinte, puisque, depuis 2008, aucune nouvelle introduction en Bourse n’a été enregistrée. La place financière a d’ailleurs répertorié pas moins de 500 entreprises potentiellement «cotables», et qui présentent toutes les caractéristiques pour rejoindre la Bourse.Mohamed MOUNADI

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