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    Société

    Intoxications par les plantes
    Les autorités sonnent l’alarme!

    Par L'Economiste | Edition N°:3404 Le 12/11/2010 | Partager

    . Les cas se sont multipliés en 2009. Les herboristes pas toujours sensibilisésUne situation alarmante! Les chiffres officiels disponibles sur la toxicologie par les plantes arrêtés à fin 2008 présagent une menace sanitaire grandissante.Le Centre Anti-poison et de Pharmacovigilance du Maroc qui relève du ministère de la Santé publique précise que l’usage des plantes est loin d’être négligeable et qu’il se pratique de manière totalement anarchique. Les plantes, parce qu’elles sont naturelles, sont considérées à tort comme non dangereuses. La population marocaine y a souvent recours pour des usages thérapeutiques sans prise de précautions aucune.De 1980 à 2008 , le CAPM a recensé prés de 4.300 cas d’intoxication par les plantes soit 5,1% de l’ensemble des cas, avec une concentration plus accrue dans la région du Grand Casablanca avec 25,1% des recensements.Cet empoisonnement par l’ingestion de plantes se produit au Maroc essentiellement chez l’adulte.La principale cause d’intoxication est la prise par voie orale d’une mixture appelée «mâajoune», utilisée dans un but toxicomanogène (Se dit de ce qui provoque une toxicomanie, c’est-à-dire un usage excessif et répété de substances toxiques ou de médicaments détournés de leur usage habituel, pouvant entraîner un état de dépendance), suivie par le chardon à glu (Atractylis gummifera) dans 10,6 % des cas et le cannabis dans 10,1%. Les intoxications par les plantes chez l’enfant restent moins courantes par rapport aux données internationales et sont essentiellement accidentelles, moins fréquemment dans des circonstances thérapeutiques, comme c’est le cas de l’huile de cade et du Peganum harmala (harmel), ou à la recherche d’un effet d’endormissement de l’enfant de la part des parents par du Papaver somniferum (Kharchacha). Cependant, elles ont cependant entraînés des décès dans plus de 66,7% des cas.En 2009, les données du CAPM ont montré une augmentation de 8,5 % des cas d’intoxications aigues, soit le dénombrement de 8.300 cas et une incidence de 26,1% pour 100.000 habitants. La région la plus représentée, contrairement à l’année 2008 , est Rabat-Salé-Zemmour-Zaïr avec 22% des recensements.Ce phénomène, en constante évolution, impose une sensibilisation des enfants et de leurs parents.Afin d’améliorer la prise en charge thérapeutique de ce type d’intoxication, le CAPM a mis en place des conduites à tenir standardisées pour les intoxications par les plantes les plus incriminées.D’autre part , le vide juridique est patent quant à la fonction d’herboristerie et d’herboriste au Maroc. Ces derniers commercialisant des plantes à vertus médicinales sans que les risques ne soient toujours évalués. Il en est tout autant de la formation spécialisée dans le domaine qui fait cruellement défaut. Z.S. & M.B.

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