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Entreprises

Intermédiaires: Les contraintes de la diversification

Par L'Economiste | Edition N°:327 Le 23/04/1998 | Partager

De notre envoyé spécial à Marrakech, Mohamed BENABID

A Marrakech, des intermédiaires parient sur la diversification de leur portefeuille pour leur développement. L'insuffisance des risques industriels est toutefois vécue difficilement


«C'est un peu dommage», semble dire Mme Khadija Foutouh. La directrice du Comptoir Marrakchi de Transaction (CMT), agent Es-saâda, avait parié sur les assurances maritimes et même passé, avec succès, le concours d'agrégation pour ce type de risque. Ce qui, pendant un certain temps, s'est révélé rentable: la ville a hébergé un chantier naval. Et ce n'est pas une blague, bien que les Marrakchis soient connus pour leur humour mordant. La preuve, le cabinet CMT a pu assurer les navires de la société maritime internationale, une entreprise qui avait construit son premier bateau en 1992, pour le compte du Transat des Alizés. La mise à l'eau avait eu lieu à Agadir. D'autres navires ont été construits par la suite, mais depuis 1996 la société aurait connu des difficultés financières. Ce qui a mis fin au «rêve maritime» de Marrakech. Pour l'heure, pour le cabinet CMT, comme pour les dix autres intermédiaires que compte la ville rouge, les garanties proposées se rapportent essentiel-lement au risque automobile, en particulier aux véhicules à deux roues.

Marrakech compte, selon une enquête menée par la Préfecture de la ville, près de 5.000 contrats d'assurance vélomoteurs. L'étude avait été menée à la suite des pénuries en attestations survenues après la reprise, en 1995, du portefeuille automobile de la CAT. Elle avait révélé des résultats assez surprenants: des foyers possédaient jusqu'à six vélomoteurs.
Certes, en matière d'assurance, la réintroduction du bonus-malus a permis d'atténuer la sinistralité, à l'exception du transport public de voyageurs qui «continue de faire la résistance». Pour autant, les intermédiaires ne trouvent pas toujours leur compte. «Je gagne entre 97 et 100 DH sur un contrat d'assurance-automobile, alors que je supporte de 300 à 400 DH de frais de gestion et administratif», est-il indiqué.

Phénomène conjoncturel


Partant de ce constat, les cabinets de conseil en assurance sont convaincus que la concurrence va se jouer dans la diversité des gammes de produits et non dans les jeux de tarifs, qui parfois atteignent le seuil d'insolvabilité. Le développement de l'IARD (incendie automobile risque divers) est confronté à l'exiguïté du marché des risques industriels. A cela s'ajoutent des phénomènes conjoncturels tels que la fermeture récemment d'entreprises de textile. L'insuffisance des risques est à ce niveau vécue difficilement par les professionnels, d'autant que l'hôtellerie, qui aurait pu constituer une alternative, s'assure auprès des bureaux directs à Casablanca. En dehors de l'automobile, les intermédiaires doivent finalement se partager les petits risques (cabinets médicaux, PME notamment) et l'assurance-vie. S'agissant des produits d'épargne-retraite, les intermédiaires relèvent un phénomène inédit. Cette garantie n'a pas beaucoup d'attrait auprès de la clientèle. Les réticences seraient d'ordre religieux, est-il souligné.

«Les clients sont toutefois très pointilleux sur la question de l'accueil et de la qualité de service», souligne Mme Foutouh.
L'assurance étant d'abord une question de crédibilité, la principale entrave reste là aussi le niveau d'indemnisation des sinistres impliquant les cinq sociétés en liquidation.
En moyenne, les règlements ne dépassent pas 30% lorsqu'il s'agit de sinistres importants, est-il indiqué. «Nous avons l'impression de ne faire notre travail qu'à moitié», indiquent les profes-sionnels.




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