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    Intempéries: Nador ravagée par les eaux

    Par L'Economiste | Edition N°:2890 Le 28/10/2008 | Partager

    . La ville isolée pendant 3 heures, dimanche. De gros dégâts matériels, routes et pistes rurales inondées. Infrastructures et secours défaillantsLe déluge s’est abattu sur Nador et sa région, dimanche entre 10 et 12 heures. Plus de 133 mm de pluies ont été enregistrées, provoquant d’importants dégâts dans la ville. Des torrents de boues et de cailloux, charriant des déchets, se sont déversés dans les principales artères de la ville, mettant à nu des infrastructures défaillantes. Mais aussi les constructions illégales et les autorisations de construire délivrées sans tenir compte des normes urbanistiques. Nador-ville, le centre-ville, la corniche, les quartiers Laârassi, Bouarourou, Aarid, Tikâar, Ouled Lahcen et Berrada ont été submergés sous un mètre d’eau. L’oued Bousserdoun a débordé de son lit, provoquant l’inondation de routes, maisons, commerces et du collège Naâna, dans le quartier Nador Jdid. Le lycée Khawarizmi est également sinistré. De nombreux établissements scolaires ont fermé leurs portes, hier lundi. Pendant plusieurs heures, la voie rapide menant vers Beni Nsar et le port a été bloquée jusqu’à 16 h. La circulation reste toutefois difficile en raison des boues, troncs d’arbres, déchets ménagers et rochers qui se sont amoncellés sur la chaussée. Le centre Tawima (commune de Bourâak), le lotissement Boustane et le quartier militaire n’ont pas été épargnés. Le centre des douanes, situé au carrefour menant vers Melilia, le port et la voie rapide ont été envahis par des eaux boueuses. Les dommages pour la ville sont importants. Dommages qu’une commission de la province de Nador est en train d’évaluer. Selon une source proche des autorités locales, ils devraient se chiffrer à plusieurs millions de dirhams. Par ailleurs, les habitants se sont organisés pour secourir des personnes sinistrées. Des familles dans le quartier Tikâar ont dû se réfugier sur les toits des maisons pour échapper aux eaux torrentielles. Les forces d’intervention -pompiers, gendarmerie, armée-, sollicitées dans tous les points de la ville, ont vite été débordées. Malgré l’alerte générale déclenchée à l’échelle nationale, les moyens déployés n’ont pas suffi à faire face à la situation. Une situation «jamais vécue» dans la région depuis des décennies, selon des témoins. Cependant, lundi matin des convois de camions militaires se dirigeaient vers la ville.Par ailleurs, la ville de Nador est restée isolée pendant plusieurs heures, la route menant vers Selouane complètement coupée, après la rupture d’une digue. Même chose pour les axes Nador Zeghanghana et Zaio Nador par la N2. Selon des informations recueillies auprès de la direction provinciale de l’Equipement, la circulation a été interrompue au niveau de la commune de Tazaghine, située sur la rocade méditerranéenne. Le cercle du Rif a également été touché. Les crues des oueds environnants ont détérioré pistes et routes rurales. Dans les centres de Tamsamane, Boudina, Oulad Amghar, Beni Maghine et Trougoute, les populations ont été contraintes d’évacuer leurs maisons. Des pertes de cheptel et des dégâts dans les cultures sont aussi à déplorer.Fatima EL OUAFI

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