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    Economie

    Intempéries: Le Maroc sinistré?

    Par L'Economiste | Edition N°:3231 Le 12/03/2010 | Partager

    . Infrastructures, agriculture, lignes électriques… les dégâts très importants. Les populations des zones endommagées réclament de l’aideLe Maroc a vraiment les pieds dans l’eau. Chaque jour, les nouvelles sont mauvaises. Pertes humaines, dégâts matériels, champs inondés… plusieurs régions sont sinistrées. Du nord au sud, le niveau d’alerte a été relevé. A l’échelle régionale, les autorités locales sont mobilisées… avec les moyens de bord afin de protéger les populations et les biens. «Il faut dire que l’année est particulière», indique la Météorologie nationale. Le bilan pluviométrique est très significatif. Toutes les régions affichent des excédents. Ainsi le Nord (Chefchaouen) a enregistré 2.058 mm contre une normale saisonnière de 178 mm, soit un excédent de 174%. L’Oriental (Taza) a reçu 955 mm contre 130 mm habituellement, soit un surplus de 157%. Les barrages affichent, eux aussi, des taux de remplissage record et sont, par conséquent, placés sous haute surveillance (cf. édition du 10 mars). Entre le 8 et le 11 mars, le taux de remplissage est passé de 96,5 à 97,3%. Le barrage Al Massira a fait le plein (100%) et les équipes du département de tutelle ont lâché les vannes. Ce second réservoir artificiel du pays, situé à 70 km de Settat et à l’entrée d’une gorge du fleuve Oum Er R’bia, est une «menace» pour les populations riveraines. Les autorités locales ont demandé, lundi dernier, aux habitants d’évacuer la zone pour éviter des dégâts importants, suite aux crues et débordements des oueds. Jeudi dernier, les bulletins d’informations faisaient état de 7 personnes noyées dans la province de Béni Mellal. Une commission chargée d’évaluer les dommages engendrés par le mauvais temps a été mise en place par la wilaya de Tadla-Azilal. La région du Gharb est également envahie par les eaux après les débordements des oueds Sebou et Beht. A l’heure où nous mettions sous presse, 12.000 personnes étaient sans abri.Les infrastructures routières ont été particulièrement endommagées. La prudence est donc de mise à l’échelle nationale. La région de Taza est particulièrement touchée et la route reliant Fès à Taza et plus particulièrement au niveau de Oued Amlil est considérée comme très « dangereuse ». La facture sera salée pour le ministère de l’Equipement. Rien que pour la saison 2008-2009, les dégâts causés par les intempéries sur le réseau routier national ont été estimés à 1,66 milliard de DH. Les équipes de la tutelle sont mobilisées pour colmater, voire réparer les tronçons les plus fréquentés afin d’assurer le déplacement des populations et véhicules de marchandises. Une activité très perturbée par les pluies. En effet, de nombreux hectares agricoles sont inondés, provoquant un retard dans les exportations et une flambée des prix des fruits et légumes sur le marché local (voir page 16). Les crues ont été aussi à l’origine de la destruction de lignes électriques et de ponts, isolant de nombreux villages. De son côté,  l’Office national des chemins de fer (ONCF) annonce une batterie de mesure pour garantir le transport des voyageurs. Celles-ci concernent, selon un communiqué de l’Office, la surveillance permanente des zones névralgiques, la réduction de la vitesse et une réorganisation du programme des trains sur les lignes affectées par les intempéries. Il s’agit notamment des axes Sidi Kacem-Tanger et Sidi Kacem-Fès-Taza. Un numéro d’appel (0890 20 30 40) est mis à la disposition des voyageurs pour s’informer sur le trafic ferroviaire.


    Aides

    Les interventions de secours sont suivies et chapeautées, selon les communiqués officiels, par la commission centrale de veille et de coordination du ministère de l’Intérieur. Seulement, le pays semble impuissant face ces pluies exceptionnelles.Les équipes manquent de moyens matériels et humains. Parfois, celles-ci ne disposent que de cordes pour sortir les personnes prises dans les eaux des oueds. Par ailleurs, les habitants des zones touchées par les inondations ont été hébergés dans des centres d’accueil aménagés. Mais leur moral est au plus bas. Beaucoup espèrent des aides: «Des toits de fortune et des paniers de nourriture ne suffisent pas. On a tout perdu», déclare ce père de famille.Le Maroc serait-il sinistré? En attendant la réponse, une bonne nouvelle: la Météorologie annonce «une amélioration progressive à partir de ce vendredi sur presque tout le pays et tout au long de la semaine. Fatima El Ouafi

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