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Intempéries: Le Maroc compte les dégâts

Par L'Economiste | Edition N°:3179 Le 28/12/2009 | Partager

. Les industriels de Tanger encore sinistrés . Décès, routes coupées, réseaux d’électricité endommagés… les conséquencesLes dernières intempéries coûteront cher au pays. Pour l’heure, alors que l’on enregistre une accalmie dans le ciel, les régions, sans exception, comptent les dégâts. Agadir, Essaouira, Safi, Marrakech, Casablanca, Taza, Tétouan ou Tanger… Des morts, des routes coupées, réseaux électriques endommagés… les pertes liées aux précipitations qui se sont abattues sur le Royaume sont énormes. Le ministère de l’Intérieur a activé le comité national de veille et de coordination à l’échelle nationale. Le montant des pertes devrait être communiqué ultérieurement. C’est certainement la région du Nord qui a enregistré les plus grosses pertes. Et notamment, la zone industrielle de Tanger qui a revécut le cauchemar de 2008. Encore une fois, les activités sont paralysées à cause des inondations provoquées par les averses diluviennes de jeudi dernier. Ainsi, la zone de Moghogha ressemble aujourd’hui à une piscine géante d’1,20 m de profondeur après le débordement du canal jouxtant la zone. Les réseaux d’assainissements, obstrués, n’ont pu permettre l’évacuation des eaux. Plusieurs unités industrielles sont désormais sinistrées et les employés au chômage forcé. Selon l’Association de la zone industrielle de Tanger (Azit), il est encore trop tôt pour avancer une estimation des dégâts. En début d’après-midi, vendredi, les opérateurs attendaient encore le rétablissement du courant électrique, interrompu par mesure de sécurité. La catastrophe était prévisible : mercredi, l’eau du canal de Moghogha qui serpente le long de la zone industrielle avait débordé de 20 centimètres, mais sans inonder les usines. Déjà en octobre 2008, les opérateurs de la zone industrielle de Tanger avaient enregistré de gros dégâts à cause des inondations (cf. www.leconomiste.com). Les pertes s’étaient chiffrées à près d’un milliard de DH selon les opérateurs. Si la plupart des entreprises sont couvertes contre les catastrophes naturelles, une série de mesures avaient été adoptées pour aider les industriels à reprendre pied. Soutien financier, exonération des droits de douane, moratoire pour les charges sociales… en tout, douze mesures prioritaires pour sauver l’activité et l’emploi dans la zone industrielle. Un plan pour sécuriser la zone avait été évoqué. Les opérateurs avaient réclamé plusieurs mesures en faveur de la zone, surtout en matière d’équipements. Il s’agit de la remise à niveau des infrastructures des zones industrielles de Melloussa et Moghora. Chaussées, trottoirs, éclairage et assainissement, faut-il le rappeler, ont été ravagés par les inondations. Il est même réclamé que des travaux de protection de la ZI soient entamés le plus tôt possible, avec la construction d’une digue le long de Oued Moghogha. Apparemment rien n’a été fait puisque cette année les opérateurs revivent la même situation. A qui incombe la responsabilité ?Par ailleurs, les eaux ont aussi paralysé l’axe routier reliant Tanger à Tétouan au niveau du pont ferroviaire de l’ONCF. Plusieurs milliers de personnes se sont ainsi retrouvées isolées à hauteur de ce pont pendant quelques heures. Des équipes de la protection civile et des forces auxiliaires appuyées par les forces de l’ordre étaient présents tentant, avec leurs pauvres moyens, d’aider les populations. Une corde faisant état de passe-main a été installée et les plus jeunes étaient chargés au dos d’une pelleteuse pour traverser l’énorme mare qui les sépare de leurs logements. Dans l’autre sens, des centaines d’employés de la zone industrielle ont du risquer leur vie pour rentrer chez eux. Le quartier de Pasadena et de Plaza Toro étaient également noyés. A l’heure où nous mettions sous presse, le niveau des eaux avait commencé à baisser, mais plusieurs familles n’avaient pu encore regagner leurs maisons. Heureusement, aucune victime humaine n’était à déplorer. A noter qu’en plus de l’eau, le danger des forts vents est venu compliquer les choses. Dans la nuit de mercredi à jeudi, des pointes de 110 kilomètres par heure ont été enregistrées. Les connexions maritimes au niveau du Détroit ont été coupées, à l’exception des gros ferrys qui continuent de naviguer. Et même ces gros bateaux ne manquent pas d’être malmenés avec une houle qui atteint près de 7 mètres. Autre conséquence de ces forts vents, la fragilisation du réseau de distribution électrique. D’importants travaux ont été dernièrement entrepris pour enterrer les lignes de distribution basse tension (particuliers). Mais environ 50% du réseau reste en aérien, selon Amendis.Ali ABJIOU

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