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Economie

Intégrales de l’investissement
Un petit “Davos marocain” en marche?

Par L'Economiste | Edition N°:2163 Le 02/12/2005 | Partager

. Les régions du Royaume sont en compétition à l’international. Le socialement responsable est en train de devenir un “pacte mondial”. Un millier de participants à SkhiratLes Intégrales de l’investissement deviennent le rendez-vous incontournable des grands patrons de l’économie marocaine. Elles pourraient bien devenir le “Davos marocain”, se plaisent à dire certains participants, dans le sens où chacun y apporte ses idées et ses expériences et peut s’emparer de ce qui lui convient dans l’apport des autres. Un bon millier de personnalités se sont retrouvées hier jeudi au Centre de conférence international de Skhirat, un des centres balnéaires près de Rabat. Le choix de l’investissement socialement responsable comme thème pour cette 3e édition, a fait l’unanimité des patrons présents (cf. le Focus de L’Economiste du 1er décembre 2005, www.leconomiste.com). Conscients de l’enjeu normatif pour la pérennité de leurs entreprises, quelques-uns ont déclaré s’investir plus sérieusement dans le socialement responsable.Aux côtés du conseiller du Roi, André Azoulay, du ministre des Affaires générales, Talbi Alami, du secrétaire d’Etat chargé de l’Alphabétisation, Anis Birrou(1) et bien d’autres, se trouvaient les hôtes émiratis, à l’honneur pour cette édition. La raison est simple: le Maroc veut se rapprocher des Emirats arabes unis, qui sont le 1er investisseur arabe dans le pays. Le Premier ministre, Driss Jettou, a lu le message du Souverain destiné aux participants. Celui-ci a souligné l’engagement social du Maroc, à travers la réforme du code du travail, le souci premier d’un dialogue social efficace, la mise en place d’un environnement social sain et compétitif, la simplification des procédures administratives, le souci de la protection de l’environnement. Si le concept est à la mode, en réalité, le contenu et le souci sont vieux au niveau stratégique… Reste la bataille sur le terrain pour avoir l’adhésion de tous.L’entreprise aujourd’hui est confrontée à l’exigence de ses clients. Le Maroc est confronté à l’exigence des investisseurs internationaux. Il est confronté en interne à ses priorités sociales. Loin du dogme de l’incompatibilité entre l’économie et le social, l’entreprise qui ne s’investit pas dans son environnement, dans le respect des règles du marché, est de fait marginalisée.Pis, aujourd’hui, une ONG ou un simple citoyen peut dénoncer les pratiques d’une entreprise (Cas Nike). Le changement est fondamental. L’exercice du droit international ne passe plus uniquement par le jeu des gouvernements, ni des milieux d’affaires. Big Brother est dans la place. Il y en a 30 millions au Maroc, qui peuvent, d’un revers, entraîner l’élimination d’une entreprise sur les radars des gros clients. Attention quand même: la “dénonciation calomnieuse” est un délit sévèrement puni, au Maroc comme ailleurs!Le cabinet d’études Ernst & Young a mené avec l’Institut CSA, un sondage auprès de 203 entreprises internationales sur l’attractivité du Maroc.Deux choses retiennent d’emblée l’attention: le Maroc n’est plus un tout. Ses régions communiquent et se distinguent, Casablanca reste la région la plus connue (en citation spontanée) avec trois quarts des réponses. Tanger est plus connue que Rabat (respectivement 41 et 33% des réponses). Marrakech est dans les radars grâce à l’essor de son tourisme (31%).Autre donnée, parmi les investisseurs internationaux interrogés qui n’ont pas d’implantation au Maroc, 79% n’ont pas l’intention de le faire. Autrement dit, ces investisseurs sont à cibler.Et puis, une relative bonne nouvelle pour l’image du Maroc puisque 54% des interrogés pensent qu’il y aura une nette amélioration de l’environnement des affaires dans les trois ans à venir, contre 6% qui pensent le contraire (détérioration). Reste les 40% qui ne se prononcent pas, indécis… à cibler aussi.En conclusion, le Maroc doit mettre les bouchées doubles sur la communication de ses acquis et de ses potentiels pour attirer ces investisseurs. Reste que l’Etat doit faire appliquer les règles du marché pour tout le monde. Reste que l’entreprise marocaine doit jouer le jeu du socialement responsable…Les participants aux Intégrales continuent aujourd’hui le travail. Ce vendredi seront également remis les douze prix aux meilleures entreprises engagées dans l’investissement socialement responsable.Mouna KADIRI---------------------------------------------(1) Cf. son analyse dans notre rubrique Tribune “Alphabétisation et INDH, de gros marchés pour l’entreprise responsable”, édition du 1er décembre 2005, www.leconomiste.com.

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