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Economie

Intégrales de l’investissement
Ingénieurs: Course contre la montre

Par L'Economiste | Edition N°:2417 Le 07/12/2006 | Partager

. C’est l’ANRT qui organise le programme. Plus 20% à l’entrée cette annéeLE temps court, les délais sont serrés. Le marché souffre déjà du manque de compétences. Le défi est double: former en nombre et former correctement. L’énoncé du plan est simple: 10.000 ingénieurs par an d’ici 2010. Pour l’année 2006-2007, «les écoles d’ingénieurs ont consenti un effort exceptionnel en augmentant les effectifs de 20%», disent les promoteurs du plan. Ils seraient donc près de 5.400 élèves ingénieurs entre les grandes écoles, les facultés des sciences. L’objectif est de passer de 4.500 ingénieurs sortis en juin 2006 à à peu près 9.000. Les «manquants» viendront des conventions cadres (600) et les diplômés de l’étranger (400). C’est ce que dit l’ANRT (Agence nationale de régulation des télécommunications) chargée par le Premier ministre d’organiser le programme: sur les 10.000 ingénieurs à former, l’initiative fixe à environ 40% des profils dédiés aux technologies de l’information.Le contrat-programme signé entre l’Apebi (association des professionnels de l’informatique et de la bureautique) et le gouvernement, par exemple, identifie un besoin de 30.000 ingénieurs en nouvelles technologies sur 10 ans. Rien que pour le projet Casashore, le besoin identifié est de 1.500 ingénieurs pour les trois années à venir.Seulement, il ne s’agit pas seulement d’un problème de quantité de personnes à former, mais aussi de contenus et qualité dans la formation. Pour ce plan-ci, il faut recruter et faire recours, explique l’ANRT, à des vacataires externes dont les taux horaires ont été relevés. De combien à combien? «Les chiffres sont encore en cours de négociation mais il s’agit d’augmenter le taux horaire actuel d’au moins 50%. Le recours aux vacataires externes se fait selon les moyens de chaque établissement», expliquent les cadres de l’ANRT.Idem pour le plan d’extension et d’équipement des locaux d’enseignement: «chaque établissement public d’enseignement négocie avec le ministère des Finances son accompagnement financier. Les chiffres consolidés seront connus sous peu». A cet égard, il est prévu courant le mois de décembre la signature de conventions entre ministère des Finances et les tutelles des établissements publics de formation d’ingénieur.


Le contenu d’abord!

LE paradoxe du marché du travail est celui d’une pénurie de certains profils, avec en parallèle, un taux de chômage de près de 20% des diplômés pour cause d’inadéquation aux véritables besoins du marché. Comment réintégrer ces jeunes dans la boucle du développement ? C’est probablement le grand casse-tête qui attend les prochains gouvernements. Car d’autres jeunes viendront encore grossir les rangs des « diplômés chômeurs », l’école mettant à peine en place et lentement, sa réforme. « La notion de diplômé chômeur est galvaudée. Pour moi, un diplômé chômeur est un chômeur! Parler de «diplômé chômeur» ne veut rien dire!» explique Bernoussi. «Et quelque part il y a de la mauvaise volonté dans le débat. Certains « diplômés chômeurs » recherchent un emploi dans l’administration, fixe, sécurisé… On recherche le confort sans l’effort », dit-il… Alors que «les entreprises sont disposées à recruter des candidats si le contenu du profil correspond au besoin». C’est donc bel et bien une question de contenu et non de contenant. Et de préciser: «Le diplôme n’est pas le sésame pour un emploi, mais bel et bien le contenu de la ressource humaine et la compétence qu’elle peut offrir».


Mondialisation des diplômés chômeurs

LE problème de pénurie de ressources humaines spécifiques -sans pour autant résoudre le problème du chômage- est une tendance observée dans d’autres pays, à des niveaux de développement différents. L’exemple de l’Allemagne, là où le renversement de la pyramide des âges est le plus frappant, est édifiant. Il y a une pénurie de profils précis et un niveau de chômage élevé (10,2% soit un peu plus de 4 millions d’Allemands; source: Bureau fédéral du travail).Le vieillissement de la population allemande pose des problèmes de sécurité sociale, de retraites… Et les jeunes n’ont pas l’expertise capitalisée par les seniors. D’où le paradoxe de jeunes diplômés chômeurs. Un nouveau phénomène apparaît chez les entreprises allemandes: l’emploi tendanciel des «jeunes du 3e âge», pour leur compétence et expérience, compétitivité oblige.C’est un phénomène qui se substitue à la vieille tendance «surqualification-déqualification» du travail de l’ère industrielle. A ce moment-là, l’activité avait besoin, d’un côté, des gens qui savaient au plus lire, écrire et compter, pour être ouvrier et, de l’autre, des ingénieurs surdiplômés. Avec la société du savoir, l’activité exige des capacités d’adaptation et de formation perpétuelle, laquelle passe largement par l’information. On peut donc être diplômé et chômeur, par incapacité à s’adapter. Le phénomène n’est pas que marocain.En France également se pose le problème des déclassements des jeunes diplômés (un emploi inférieur aux possibilités offertes par les formations reçues). Le cas américain, par ailleurs, montre la forte corrélation entre la précarité de l’emploi et le plein-emploi. La ressource humaine y évolue dans un environnement hypercompétitif et où sa valeur au temps égale ce qu’elle réalise sur le terrain, et non pas le diplôme reçu. Un pragmatisme loin des conceptions latines.J. R.

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