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Economie

Insuffisance rénale chronique
La greffe fait toujours défaut

Par L'Economiste | Edition N°:2167 Le 08/12/2005 | Partager

. Près de 4.000 dialysés au Maroc. Une centaine de transplan-tations effectuées depuis 1986. La greffe, seul espoir L’insuffisance rénale (IRC), un fléau chronique et difficile à traiter. Il contraint ses victimes à subir de longues séances d’hémodialyse. A tout cela s’ajoute le coût exorbitant du traitement, estimé globalement au Maroc à 500 millions de DH. L’espoir de limiter les dégâts de l’IRC réside dans la greffe rénale. Une méthode qui jusqu’alors a montré ses vertus en matière d’amélioration de la qualité de vie des patients et de réduction du coût du traitement. Elle reste, néanmoins, peu pratiquée au Maroc. Seuls trois cents Marocains ont bénéficié de l’opération dont presqu’une centaine dans les centres marocains agréés depuis 1986. Un nombre dérisoire par rapport aux besoins des patients. L’insuffisance rénale touche aujourd’hui près de 4.000 Marocains, selon les estimations de l’association marocaine de lutte contre les maladies rénales (reins). Pour se faire traiter, chaque patient est contraint à supporter annuellement un coût moyen estimé à 140.400 DH. En raison de la faible couverture des systèmes de prévoyance sociale, ce montant est théoriquement prohibitif pour les malades appartenant aux catégories sociales moyennes et défavorisées qui représentent 86% du total. Le Maroc compte plus d’une centaine de centres d’hémodialyse concentrés essentiellement à Casablanca (26 centres), ce qui pose une vraie problématique pour les patients dans les régions enclavées, sachant qu’ils sont contraints de subir des séances d’hémodialyse de 3 à 5 heures à une fréquence de 3 fois par semaine. Un tel périple réduit considérablement le rendement des patients et par conséquent leur capacité à se prendre en charge, ce qui constitue un fardeau inestimable pour les familles. De plus, l’hémodialyse induit à une détérioration progressive de l’état sanitaire des patients. L’insuffisance rénale évolue à une cadence de 1.000 nouveaux cas par an, ce qui pose une vraie problématique de prise en charge par le biais de l’hémodialyse. Le coût de ce traitement connaîtra d’ici 2010 une hausse de 10%, sans parler des dépenses relatives à l’importation de nouveau matériel. Rien ne vaut, compte tenu de cette situation, la solution de la greffe rénale dont les bienfaits pourront certainement réduire les pertes issues de l’hémodialyse. Le développement de l’immunosuppression (traitement antirejet) a permis d’éviter les rejets sévères et à fortiori les complications infectieuses. Cela a permis aux personnes transplantées de bénéficier d’une vie normale, ponctuée, néanmoins, par la prise régulière du traitement et les contrôles médicaux routiniers. Toutefois, la pratique de ce genre d’opération est encore pénalisée par plusieurs contraintes. En dépit des quatre centres aptes à procéder à cette greffe, le nombre d’interventions reste très limité. Ceci relève en partie du manque d’information par rapport à l’opération, mais aussi et surtout à sa limitation aux donateurs vivants. L’extension de cette opération aux dons cadavériques permettra de sauver des patients qui se meurent en attendant la greffe. Le facteur culturel est également un frein considérable à la pratique de ce genre d’opération. D’après une étude menée par l’Association «Reins»(1), une part importante des interviewés ignorent l’existence de ce genre d’opération au Maroc, tandis que d’autres continuent à croire qu’elle est interdite par la religion musulmane. L’étude reste cependant sur une note positive, puisque 85% de l’échantillon sont favorables à cette solution. L’opération de greffe rénale est certes coûteuse, mais ses retombées sur l’amélioration de la qualité de vie sont inestimables. La sécurité sociale au Maroc rembourse les frais de l’opération à hauteur de 250.000 DH, à cela s’ajoute un coût de traitement mensuel évalué 6.000 DH. Comparé aux pertes directes et indirectes engendrées par l’hémodialyse, ce montant apparaît dérisoire.


Insuffisance rénale chronique, kezako?

L’insuffisance rénale chronique est définie comme étant «l’atteinte progressive, importante et définitive de la fonction rénale, et par conséquent de la filtration du sang». C’est la résultante d’une réduction du nombre de néphrons actifs dans les reins. La perte de 80% de ces néphrons induit automatiquement l’arrêt des fonctions rénales et par conséquent, le recours au traitement alternatif. Les principales causes de l’IRC sont le diabète, l’hypertension, les atteintes du glomérule et l’infection urinaire. Nouaïm SQALLI-----------------------------------------------------------------------------------------(1) Une étude menée en février 2005 sur un échantillon de 360 personnes représentant toutes les couches sociales.

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