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    Instance anti-corruption: Le coup d’envoi

    Par L'Economiste | Edition N°:2914 Le 03/12/2008 | Partager

    . La première session en janvier prochain. Elle peut informer la justice des actes de corruption punis par la loiON l’attendait depuis longtemps, et il a fallu plus d’un an et demi pour que l’Instance centrale pour la prévention de la corruption (ICPC) voie concrètement le jour. C’est Abbas El Fassi qui a procédé à l’installation de ses membres hier à Rabat. Juste après cette cérémonie, le Premier ministre a fait un aveu public: «Nous ne sommes pas arrivés à la parité mais nous avons fait de grands efforts pour la représentation féminine». En réalité, l’Instance comprend 45 personnes dont son président Abdeslam Aboudrar et le wali de Diwan Al Madhalim, M’hamed Laraki. Elle est composée de représentants des ministères, des associations professionnelles, des syndicats et des membres de la société civile, dont Abdelmounaïm Dilami, président du Groupe Eco-Médias.Le démarrage de cette «agence» a enregistré un retard en raison d’un désaccord sur les noms de trois personnes proposées comme membres. A rappeler que le projet a été initié par l’ex-Premier ministre Driss Jettou et Mohamed Boussaid alors en charge de la Modernisation des secteurs publics, le décret instaurant cette instance datant de mars 2007. Auparavant, le gouvernement avait adopté un plan d’action contre la corruption, d’ailleurs vite abandonné. Dans tous les cas, juste après leur installation, les membres de l’ICPC se sont mis au travail. L’urgence est d’élaborer un règlement intérieur et un agenda. Il est à préciser que l’assemblée plénière élit une commission exécutive composée de 8 membres.La première session de l’Instance aura lieu début janvier. La mission de cette structure est d’assister le gouvernement dans l’élaboration des stratégies de prévention de la corruption et les différents départements à se doter de plans d’action. Pour Aboudrar, «la principale caractéristique de l’Instance réside dans la diversité de ses missions. Elle constitue en effet une institution consultative, un mécanisme d’évaluation des réalisations et un espace d’information. Elle est aussi un outil de détection et de notification de tout ce qui a trait à la corruption et à la politique de prévention». En d’autres termes, elle est également chargée d’informer «l’autorité judiciaire compétente de tous les faits portés à sa connaissance et qu’elle considère être susceptibles de constituer des actes de corruption punis par la loi».Les orientations générales de l’Instance abondent dans le sens de l’adoption d’un plan d’action intégré. Avec comme objectif, l’instauration d’un système national d’intégrité à travers des réformes progressives et continues des modes de gouvernance. Aboudrar aura à mobiliser tous les acteurs en vue d’une alliance objective contre la corruption et à renforcer les partenariats tendant à la création d’îlots de transparence.Le président devra également mettre en place des relais régionaux de l’Instance centrale pour renforcer la démarche de proximité à l’égard des problèmes des citoyens.En tout cas, la diversité de la représentativité a été saluée par Abbas El Fassi comme étant un cadre adéquat de réflexion collective pour trouver des solutions (devant susciter un consensus national) pour la prévention de la corruption et la limitation de ses effets. Il inscrit cette initiative dans le cadre de la moralisation de la vie publique au même titre que la déclaration de patrimoine ou la loi sur la lutte contre le blanchiment de l’argent. A cela s’ajoutent le décret de passation des marchés publics et la simplification des procédures administratives. Mais c’est le discours du Souverain à l’occasion de l’ouverture de la session d’automne qui a tracé la feuille de route avec une orientation majeure, dira Abdeslam Aboudrar. Il s’agit de veiller à la mise en place du Conseil de la concurrence et de l’ICPC et les inciter à exercer avec détermination leurs attributions. Le but est de «les hisser au rang d’autorité morale et de force de proposition à même de contribuer à l’action nationale de lutte contre toutes les formes de corruption». Dans son discours, le Premier ministre a été catégorique: il s’agit d’éviter de «banaliser la corruption». Car, «sa normalisation constitue une menace pour la stabilité et le développement du pays. Il faut donc veiller à ce que la corruption ne tombe dans le cercle de l’ordinaire. La sensibilisation permanente, en priorité envers le citoyen et l’entreprise, serait la meilleure arme», dira-t-il en substance.Ce dernier considère la corruption comme un phénomène qui touche différentes composantes de la société et une multitude de secteurs. Il a exhorté les membres de cette instance de ne pas limiter leurs recommandations aux seules institutions de l’Etat. Celles-ci doivent englober tous les aspects de la vie sociale, y compris le domaine des transactions commerciales et économiques.Mohamed CHAOUI

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