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Economie

Inondations: Tanger redoute une crise de commandes

Par L'Economiste | Edition N°:3180 Le 29/12/2009 | Partager

. Principale crainte des opérateurs de la ZI. Retour du mauvais temps cette semaine et les régions en alerteQUAND les inondations reviendront, si rien n’est fait, nous aurons les mêmes victimes et les mêmes problèmes. C’est ce qui s’est récemment passé. Encore une fois, les dernières pluies ont fini par mettre à nu toutes les tares que l’on tente de dissimuler derrière des cache-misère: des zones industrielles dénaturées, des infrastructures complètement vétustes, des constructions illégales permises.Après une accalmie, le mauvais temps devra reprendre et c’est donc l’alerte dans différentes régions. En attendant, ces dernières comptent les pertes. Et c’est certainement le Nord qui enregistre le plus gros des dégâts. Ainsi, sur Tanger, c’est en particulier la zone industrielle de Moghogha qui en a le plus souffert. Les crues de oued Moghogha, suite aux précipitations du mercredi et du jeudi, ont provoqué l’inondation d’une bonne partie de la zone industrielle (cf. www.leconomiste.com). Selon un premier bilan sommaire, le niveau des eaux a atteint pour certaines unités entre 10 et 50 centimètres pour une hauteur totale par rapport à la chaussée de 1,50 mètre, selon Adil Rais, président de l’Azit. En octobre 2008, le niveau des eaux avait atteint 2,50 mètres par rapport à la chaussée. Cette fois-ci, les ateliers ont été peu touchés, sauf pour quelques entreprises, selon Kamal Mazari, président de l’Amith-Nord et dont une partie des entreprises membres sont logées à Moghogha. Mais c’est Moghogha Sghira, située de l’autre côté de la route de Tétouan, qui a le plus souffert. Là, le niveau des eaux a atteint plus de 60 centimètres. Plusieurs entreprises du textile qui y sont installées ont travaillé d’arrache-pied pendant tout le week-end pour nettoyer afin de pouvoir redémarrer hier lundi. «Nous avons demandé aux autorités de prévoir le transfert de ces unités ailleurs, la zone est trop risquée à Moghogha Sghira», note Mazari. Dans les autres zones, telles que Gzenaya et Al Majd, les unités industrielles n’ont pas été épargnées par les eaux. Ce sont les réseaux d’assainissement liquide qui ont déclaré forfait, rendant la situation encore plus dramatique, à Gzenaya en particulier, d’après les données de l’Amith. Selon les premières informations recueillies, seules deux ou trois unités n’auraient pas encore redémarré hier lundi. La plupart des autres auraient mis les bouchées doubles pour assurer le nettoyage et le lancement de leur production. «La peur de perdre des marchés a obligé certains opérateurs à travailler sans relâche pour reprendre leurs activités», avoue Mazari. C’est le cas d’une entreprise de la zone d’Al Majd qui, après avoir été inondée jeudi, a pu redémarrer vendredi son outil de production.

6 à 7 jours de chômage forcé
Pour cette zone, les industriels demandent des mesures concrètes et immédiates. «Les opérateurs d’Al Majd devraient être autorisés à construire un étage supplémentaire pour pouvoir de la sorte condamner le rez-de-chaussée et limiter les dégâts», note le président de l’Amith-Nord. Il est à relever que malgré la montée des eaux, les dégâts n’ont pas été aussi élevés que ceux de l’année dernière, estime Rais. «Nombre d’usines ont pris leurs précautions», indique-t-il. En effet, cette année, les précipitations n’ont pas pris les gens de court et tout le monde était prévenu. D’ailleurs, la plupart des opérateurs avaient pris le soin de se protéger en surélevant les marchandises ou en protégeant les machines. Mais les pertes en production peuvent être importantes. Les entreprises n’ont que peu travaillé durant la semaine dernière. En moyenne, ce sont six à sept jours de chômage forcé pour la plupart. Plusieurs fois, à l’annonce d’une alerte, les usines ont dû libérer leurs employés avant l’heure. Selon l’Amith, les autorités ont eu un comportement digne de ce nom, la wilaya en particulier. La coordination a été de mise avec les associations professionnelles, à l’aide d’un dispositif d’alerte qualifié d’efficace et un travail de nettoyage après les crues effectué de manière rapide. D’ailleurs, un bilan détaillé sur la zone de Moghogha devrait être présenté en cours de semaine, selon l’Azit. Actuellement, la principale crainte est de perdre la confiance des donneurs d’ordre. Certains ont déjà commencé à considérer la zone de Tanger comme une zone à risques. Lors des inondations de 2008, plusieurs millions de pièces seraient ainsi parties en Egypte et en Tunisie, avoue Mazari.

Au cas par cas, en attendant les barrages

EN attendant la réalisation des travaux de protection de la zone des crues, plusieurs pistes sont actuellement explorées pour limiter les dégâts. Selon Adil Rais, président de l’Azit, une étude financée par l’Agence du Nord devrait être lancée. Il s’agit de trouver des solutions techniques au cas par cas pour la protection des entreprises des crues. Un accord de principe a même été conclu pour financer ces travaux avec l’appui de l’autorité locale et de l’Azit.Ali ABJIOU

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