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    Inondations: Les industriels de Settat-Berrechid toujours pas rassurés

    Par L'Economiste | Edition N°:1175 Le 31/12/2001 | Partager

    . Les entrepreneurs ne veulent qu'identifier les responsabilités . Avec le concours d'élus locaux, ils font pression pour qu'un barrage soit édifié en amont de SettatTrois jours de pluie auront suffi pour provoquer des inondations démesurées dans certaines régions du Maroc et marquer le début d'une crise économique dans les zones industrielles de Berrechid et Mohammédia. Les pertes se chiffrent à quelques centaines de millions de dirhams.Les entrepreneurs dont les usines ont été inondées sont en colère. Les visites officielles du ministre de l'Intérieur Driss Jettou et les mesures prises pour désengorger les zones sinistrées et permettre la reprise de la production n'ont pas suffi pour rassurer. D'autant que les opérateurs ont, pour la plupart, subi des préjudices importants.«Ce qui agace dans cette histoire d'inondation, c'est l'attitude des officiels. Certes, ils essayent de nous réconforter et de remédier à la situation du mieux qu'ils peuvent, mais ils ne semblent associer la catastrophe de ce début de semaine qu'à un simple phénomène naturel, une tempête anodine. Personne ne parle d'infrastructures défaillantes ni de responsabilité des services publics comme la commune, la province ou le ministère de l'Equipement«, précise un autre industriel.Regroupés au sein de l'Association des Industriels de Berrechid (AIB), les opérateurs de la zone sinistrée veulent définir les responsabilités. Depuis plus de six ans, ils ont constamment fait pression sur les autorités locales (le Conseil provincial, notamment) pour que des canalisations «dignes de ce nom« soient installées. L'année dernière, à la suite des inondations qui avaient déjà touché leur site d'implantation et causé des dégâts légers, les patrons d'usine s'étaient fortement mobilisés pour que l'administration mette en place des digues de rétention d'eau des crues des oueds de la région.De la même façon, ils considèrent que si les canalisations avaient été efficaces, l'inondation aurait été de moindre intensité. Dans la région d'El Jadida, par exemple, des précipitations d'intensité similaire ont été enregistrées et des oueds ont également débordé. Mais parce qu'un réseau de drainage et d'assainissement avait été installé, l'opération de collecte et d'évacuation des ruissellements a permis d'éviter les inondations.Les industriels et certains élus locaux demandent également l'édification d'un barrage capable de contenir les crues de l'oued Boumoussa, en amont de Settat. «Un tel ouvrage, couplé à un réseau d'assainissement performant, pourrait empêcher qu'une telle catastrophe ne se reproduise», explique un membre de l'AIB. En fait, le projet de réalisation du barrage en question a été soumis aux autorités depuis de nombreuses années. «Il n'a pas été retenu pour une simple question de moyens«.Sous l'impulsion de l'AIB, les patrons des nombreuses entreprises sinistrées ont engagé des experts. Sachant que les compagnies d'assurances accordent rarement des indemnités en cas de catastrophe naturelle, ils veulent que «les responsables payent les pots cassés«.


    Le malheur des uns...

    Si les entrepreneurs grognent, les agriculteurs en redemandent«, explique un responsable du ministère de l'Agriculture. Les fortes pluies de ce mois de décembre ont permis aux agriculteurs de reprendre les travaux de la terre. Les cultures d'automne -céréales, pommes de terre, oignons...- ont pu être ensemencées au moment idéal. De plus, le taux de remplissage des barrages atteint 46,6%. Après les précipitations de la semaine dernière, une dizaine de barrages ont atteint un taux de remplissage de 100%.Mehdi LAABOUDI

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