Economie

Inondations: 390 sites à risques, selon un spécialiste français

Par | Edition N°:1424 Le 26/12/2002 | Partager

. Les fleuves côtiers méditerranéens, les reliefs de l'Atlas, la basse Moulouya et la région d'Agadir sont les sites les plus exposésLe moins que l'on puisse dire, c'est que le bureau d'études français, chargé de travailler sur le plan national de l'eau, ne chôme pas. Les experts ont d'ores et déjà identifié quelques urgences. Pour Jacky Astier, représentant du Bureau d'ingénieurs conseils chargé du plan national de l'eau, trois causes principales expliquent les dommages graves causés par les dernières inondations. Il s'agit de l'expansion non contrôlée de l'urbanisation en zones inondables, le manque d'entretien des cours de l'eau et l'absence d'une stratégie d'aménagement sectoriel.L'expert français a identifié une série de défaillances pouvant conduire à des inondations. Le risque existe sur l'ensemble du territoire. Cependant, Astier a précisé que 390 sites sont particulièrement exposés. Il s'agit notamment des fleuves côtiers méditerranéens et nord-atlantiques, les reliefs de l'Atlas (Tensift), Sebou, la basse Moulouya et la région d'Agadir.Astier n'a pas manqué de souligner le déficit organisationnel relatif à l'annonce et à la gestion des crues et l'organisation des secours. Il a fait également référence au déficit réglementaire notamment au niveau des décrets d'application sur la gestion des catastrophes naturelles. S'ajoute à cela l'absence d'une véritable centralisation et diffusion des données sur la météo et services hydrauliques. Pour pallier ces difficultés, il est proposé de créer une commission pluridisciplinaire composée d'hydrauliciens, météorologues, géographes, urbanistes et sociologues. Objectif: favoriser une vision à la fois intégrée et globale du phénomène des inondations au Maroc.Des mesures ont été énumérées et sont déjà en vigueur dans des pays développés notamment dans le domaine de prévention contre les catastrophes naturelles. A cet effet, la restructuration et l'entretien des cours d'eau nécessitent l'aménagement des bassins versants et le renouvellement des ouvrages existants. Deux approches sont préconisées. L'une est nationale afin de définir la stratégie nationale, les mesures législatives et les financements nécessaires. L'autre régionale portant sur les détails des actions locales et la connaissance des modalités spécifiques de chaque région au moment de la gestion des crises.


Gestion des infrastructures

Les différents ministères devront être impliqués dans la stratégie de protection contre les inondations. Le ministère de l'Agriculture devra procéder à un aménagement localisé pour protéger les régions agricoles. Le ministère chargé de l'Eau s'occupera de la mise en place d'une stratégie à base de données hydrauliques et le ministère de l'Equipement de l'annonce des crues et la gestion des infrastructures et interfaces techniques. Nabil BOUBRAHIMI

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