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Economie

Initiatives emploi: La garantie Jettou?

Par L'Economiste | Edition N°:2293 Le 08/06/2006 | Partager

. 105.000 salariés et 30.000 nouvelles entreprises à l’horizon 2008. Un budget de 500 millions DH pour la formationC’est fait. Initiatives emploi prend forme. Le plan d’action de cette stratégie a été présenté hier mercredi à Skhirate lors d’une rencontre nationale présidée par le Premier ministre Driss Jettou. Si la présence des membres de gouvernement a été notable ce jour-là, l’absence d’opérateurs privés a été brillante. Ce constat en dit long sur les doutes entourant le succès d’une stratégie visant l’insertion de 200.000 personnes à l’horizon 2008 mais qui se trouve fragilisée d’office par le manque d’implication du secteur privé. Quoi qu’il en soit, «une dynamique nouvelle est lancée», a déclaré le Premier ministre. Et d’expliquer que deux principaux axes sont retenus dans le cadre de cette initiative. Le premier concerne l’appui à l’auto-emploi par la création de 30.000 petites entreprises, générant 90.000 emplois. Ce dispositif a été baptisé Mokawalati. Il est destiné aux jeunes entrepreneurs âgés entre 20 et 45 ans et porteurs de projets d’un montant d’investissement allant de 50.000 à 250.000 DH, c’est-à-dire de très petites entreprises. . Contraintes de l’éligibilité au financementLe mot d’ordre de ce programme est l’accompagnement. Des comités régionaux (présidés par les CRI et comptant les représentants de l’ANAPEC, des experts, et des élus) et des guichets d’appui à la création d’entreprises seront installés à cette fin avec la formation de 2 premiers groupes de 50 encadreurs. Cet accompagnement va de la réalisation de l’étude du marché au suivi post-création (12 mois), en passant par la formation au management et l’aide à la présentation du projet à la banque. Le traitement du dossier ne peut dépasser un délai de 21 jours. Mais la création d’entreprises risque encore une fois de buter sur les contraintes de l’éligibilité au financement. Se voulant rassurant, l’Etat s’engage à prendre en charge les frais d’accompagnement à hauteur de 10.000 DH par projet et une avance sans intérêts représentant 10% de l’investissement, mais dans la limite de 15.000 DH remboursables sur six ans. Une garantie à hauteur de 85% du crédit bancaire est accordée. «Elle pourrait être déléguée aux banques», a annoncé le ministre de l’Emploi, Mostapha Mansouri. Plusieurs associations de microcrédit se sont engagées à promouvoir Mokawalati. C’est le cas d’Al Amana, de Fondep de Zakoura auxquelles s’ajoutent les chambres de commerce et l’OFPPT pour un total de 19.150 entreprises. La promotion de l’emploi salarié est le deuxième volet de cette stratégie. Deux programmes, Idmaj et Taahil devant générer 105.000 emplois, ont également été présentés. Idmaj se veut un premier pas vers l’emploi pour les jeunes diplômés. Ceci, à travers la dynamisation des contrats d’insertion pour accroître l’employabilité du candidat. Les entreprises bénéficieront en échange d’exonérations de l’IGR sur un plafond de 6.000 DH et un rallongement de la période d’exonération à 36 mois en cas de recrutement définitif. L’obligation de l’inscription préalable, à l’Anapec, du chercheur d’emploi depuis au moins 6 mois est de mise. Taahil vise, quant à lui, à améliorer l’employabilité de 50.000 chercheurs d’emploi à travers des plans de formation. Deux types de formation sont proposés: contractualisés (gérés par l’Anapec) et qualifiantes (gérés par des comités régionaux d’amélioration de l’employabilité). Un budget de 500 millions de DH est mobilisé sur la période 2006-2008 pour couvrir les différentes charges de formation. Celles-ci ont été fixées à un maximum de 18.000 DH par bénéficiaire. Elles peuvent atteindre 50.000 DH dans le cas de formation de pointe dans des métiers compétitifs. Les concours de recrutement dans la fonction publique seront généralisés. Pour présenter ces mesures, une campagne de communication sera lancée dès la semaine prochaine. Reste à déterminer comment l’Etat entend mettre en pratique des vœux on ne peut plus louables. Des expériences plus au moins similaires, tel que le crédit jeunes promoteurs, et le fiasco qui s’en était suivi, ne sont guère loin. Le déphasage existant entre politiques et réalités du terrain est une autre source d’inquiétude. D’autant que plusieurs aspects liés à la concrétisation des programmes annoncés reposent sur l’administration. Avec les lenteurs et le manque d’engagement qui font sa réputation, la partie est loin d’être gagnée. Le nombre d’emplois à créer est également sujet à caution. Pour maintenir le taux de chômage actuel, il faudrait créer 4 millions d’emplois dans les 9 prochaines années, soit près de 500.000 postes par année (Banque mondiale). Destiné dans une large mesure aux citadins, le plan d’action est donc loin de pouvoir relever le défi. Le marché reste le principal maître à bord.


Gouvernance

La gouvernance du marché du travail est également à l’ordre du jour de ce programme. Elle commence par la restructuration de l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC). Un budget de 470 DH est débloqué par l’Etat dans ce sens. Un plan d’action 2006-2008 a été mis en place. Il comprend l’extension progressive du réseau d’agences. La création de 20 nouvelles agences et 50 espaces emploi chez les partenaires (universités, chambres de commerce…) est programmée. A cela s’ajoutera la mise en place de 4 agences, à Tanger, Rabat, Fès et Marrakech, chargées de prospecter les possibilités d’embauche à l’étranger. Objectif, insérer 7.500 personnes sur le marché international dans les 3 prochaines années. Une ambition qui n’a d’égal que la tristement célèbre affaire Annajat. Egalement prévue, la création d’un Observatoire national de l’emploi pour réguler les politiques adoptées. Tarik QATTAB

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