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Enquête

Ingénierie financière : Polyfinance veut former les premiers techniciens

Par L'Economiste | Edition N°:224 Le 04/04/1996 | Partager

Avec l'adhésion des opérateurs publics et privés de la finance, Polyfinance veut offrir des profils correspondant aux besoins du marché. Les dernières mutations du marché financier ont révélé les besoins en ingénierie financière.

En se spécialisant dans la formation en ingénierie financière, Polyfinance investit un terrain encore inexploité. Créée par
M. Hamid Ben Elafdil, ingénieur de l'Ecole Centrale de Paris, en collaboration avec une équipe d'analystes financiers, d'actuaires, de banquiers et d'assureurs, Polyfinance axera ses prestations à la fois sur la formation de base et la formation continue.
Cette nouvelle école de hautes études financières est partenaire de la Société d'Exploitation de Gestion des Etablissements Pédagogiques et Culturels (SEGEPEC). Il s'agit d'un groupe scolaire dirigé par M. Lahjouji, président de la CGEM, déjà présent dans l'enseignement primaire et secondaire.
L'équipe de Polyfinance compte également s'assurer la collaboration de professionnels de la finance, notamment les sociétés de bourse et les gestionnaires d'OPCVM.
L'enseignement de base sera étalé sur une période de 5 ans, conformément aux normes des Ecoles françaises. Les deux premières années seront des classes préparatoires dispensant un enseignement de base de 31 heures par semaine. L'essentiel du programme porte sur les mathématiques, l'économie et les langues.
Les troisième et quatrième années constituent un tronc commun de 26 heures par semaine. Enfin, la dernière année d'option alterne enseignement théorique et pratique et prévoit des stages en entreprise. L'admission s'effectuera sur examen de dossier suivi d'un concours destiné aux bacheliers scientifiques et économiques.
Les frais de scolarité s'établiront dans un premier temps entre 20 et 25.000 DH par an. Outre les cours et travaux dirigés, la formation de base s'articulera autour de l'analyse des réalités économiques à travers des stages et enquêtes, du développement des aptitudes par l'animation de séminaires et des études de cas.

Contrats-programmes

L'équipement pédagogique a nécessité un investissement de
3 millions de DH destiné notamment à la mise en place de la salle d'informatique, du laboratoire de langues, d'un amphithéâtre et de salles de travail. La salle de documentation disposera de 200 à 300 références dès la première année et de divers abonnements à des revues financières spécialisées.
Le conseil pédagogique regroupera des professionnels dans les secteurs de la banque, des assurances, des sociétés de bourse, de cabinets d'audit, de la finance d'entreprise sans omettre le Ministère des Finances.
Concernant la formation continue, les responsables envisagent de mettre sur pied des contrats-programmes en fonction des besoins des sociétés et institutions clientes. Ainsi, un programme destiné aux cadres banquiers en charge des opérations sur le marché financier est en cours de finalisation. "A partir d'une étude détaillée des besoins, nous délimitons le champs d'action pour la mise en place d'un cursus", explique M. Ben Elafdil.
Dans le même sens, l'équipe de Polyfinance compte proposer des plans de formation destinés aux cadres du Ministère des Finances.
L'ouverture d'une école de hautes études financières arrive à point nommé pour répondre à la demande générée par les mutations du marché financier et boursier. Ainsi, l'étude du marché de l'emploi effectuée par les promoteurs du projet révèle que 31% de l'offre d'emplois concerne le commercial et le marketing, suivis de 23% pour les métiers de la finance, à savoir le contrôle de gestion, l'actuariat, la gestion de portefeuille...
Paradoxalement, le champs de la formation demeure investi par des formations générales. En effet, selon M. Ben Elafdil 53% des établissements privés dispensent un enseignement en management, commercial et en marketing contre seulement 3% pour les techniques bancaires.

Mouna.KABLY.

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